Afrique du Sud: nouvelle victoire de l'opposant Julius Malema face au Parlement

Julius Malema, le leader du parti radical EFF, à Johannesburg, le 27 janvier 2016.
© REUTERS/Siphiwe Sibeko

En Afrique du Sud, la Cour suprême d’appel donne raison à Julius Malema dans une affaire l’opposant à la présidente du Conseil national des provinces qui siège au Parlement. En juin 2014, Julius Malema avait été sommé de quitter le Parlement sud-africain, après avoir déclaré que le gouvernement était « responsable du massacre » des mineurs de Marikana. Devant son refus de retirer ce commentaire, la présidente du Conseil des provinces lui avait ordonné de quitter l’Assemblée. Après un premier jugement de la Haute Cour du Cap, la Cour d'appel confirme que cette décision était « incorrecte » et « contraire à la loi ».

Avec ce jugement de la Cour suprême d’appel, Julius Malema, le leader de gauche radicale, remporte une nouvelle victoire dans son bras de fer avec le Parlement sud-africain.

En juin 2014, les parlementaires EFF – Combattants pour la liberté économique – avaient quitté l’Assemblée en scandant : « Vous avez assassiné les mineurs de Marikana ». Cependant, et selon la Cour d’appel, leur expulsion n’était pas justifiée. Le parti EFF a salué « un jugement important pour la liberté d’expression » au sein de l’Assemblée nationale.

→ A (RE)LIRE : Afrique du Sud: les députés de Julius Malema vont-ils trop loin au Parlement ?

En attendant, la saga qui oppose Julius Malema au Parlement continue. Il y a deux semaines, les députés EFF ont été une nouvelle fois chassés du Parlement. Le leader de gauche radicale affirme que les hommes qui l’ont empoigné ce jour-là étaient des gardes du corps du président Jacob Zuma et non des agents de sécurité de l’Assemblée. Il s’agirait donc, selon lui, d’une infraction au règlement.

L’ANC, le parti au pouvoir en Afrique du Sud, a répliqué que les deux hommes en question étaient en fait les gardes du corps de Julius Malema lui-même. Le parti majoritaire a également demandé une investigation parlementaire pour éclaircir l’identité de ces hommes en chemise.

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