Crise au Burundi: le point sur le déroulement du sommet d'Arusha en Tanzanie

Rue de de la ville Arusha, en Tanzanie (photo d'illustration).
© Wikimedia

Dernier jour de la session de reprise du dialogue interburundais dans la ville d’Arusha en Tanzanie. Alors que ce dialogue politique est en panne, les partis membres de la principale coalition de l’opposition, le Cnared, non invitée, ont boycotté ce processus censé permettre à l’ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, facilitateur dans cette crise, de faire un agenda, une liste de participants et un calendrier consensuels. Ce qui ne l’a pas empêché d’aller de l’avant.

Ces derniers jours, l’ancien président tanzanien a passé des heures à écouter. Il a d’abord reçu le gouvernement et ses alliés samedi, puis le lendemain les partis qui ont participé aux élections contestées de 2015, suivi de ceux qui les ont boycotté et des acteurs politiques - un euphémisme qui désigne au Burundi des leaders d’opposition incontournables - chassés de la tête de leurs partis avec la bénédiction du pouvoir.

Le facilitateur dans la crise burundaise a vu également, ces jours-ci, la société civile, les groupes de femmes et de jeunes, les leaders des confessions religieuses et deux anciens présidents.

Au départ, le parti au pouvoir et ses alliés formaient une majorité écrasante. Mais petit à petit, des membres issus de la principale coalition d’opposition, le Cnared, qui avait demandé à ses membres de boycotter cette session, puisqu’elle n’avait pas été invitée en tant qu’entité, ont commencé à affluer, avec ou sans l’accord de leurs partis. Officiellement pour porter la voix de l’opposition.

Au final, ce sont 83 Burundais qui sont aujourd’hui présents dans la ville-symbole d’Arusha selon un communiqué de la facilitation, pas du tout satisfaite de la couverture de l’événement par les médias.

Aujourd’hui, il ne faudrait pas s’attendre à une annonce fracassante de la part de Benjamin Mkapa, qui doit encore voir des protagonistes invités mais absents d’Arusha, selon le même communiqué. Avant de concocter un plan de sortie de crise au Burundi, il va d’abord le soumettre au médiateur en chef, le président ougandais Yoweri Museveni.

A (RE)LIRE → Burundi: reprise à Arusha des pourparlers censés mettre fin à la crise

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