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Rwanda

Rwanda: les autorités s'expliquent sur l'expulsion de l'avocate d'Ingabire

L'opposante rwandaise Victoire Ingabire en discussion avec son avocat britannique Ian Edwards, le 25 mars 2013 à Kigali.
© AFP PHOTO / Stephanie Aglietti

Au Rwanda, après l'expulsion de l'avocate néerlandaise en charge de la défense de l'opposante rwandaise Victoire Ingabire, les services de l'immigration se justifient. La semaine dernière après avoir tenté de rencontrer, en vain, sa cliente emprisonnée depuis 2010 notamment pour conspiration, maître Caroline Buisman a été sommée de quitter le Rwanda.

Elle avait alors dénoncé une volonté des autorités rwandaises de couper sa cliente du monde extérieur, alors que cette dernière a récemment déposé un recours en révision de son procès à la Cour africaine des droits de l'homme.

Faux, rétorquent les services de l'immigration, qui reprochent à l'avocate d'avoir violé la loi rwandaise en se rendant dans le pays avec un visa touristique pour des raisons professionnelles.

C'est via le site internet progouvernemental KT Press que les services rwandais de l'immigration ont réagi. Les autorités migratoires accusent l'avocate de l'opposante rwandaise d'avoir volontairement « violé la loi » en se rendant dans le pays munie d'un visa jugé inapproprié.

Après deux demandes successives de visa sans réponse et trois mois d'attente, maître Caroline Buisman s'est rendue le 9 mai au Rwanda avec un visa touristique de la Communauté des Etats d'Afrique de l'est. Arrivée à l'aéroport elle s'est immédiatement identifiée comme étant l'avocate de l'opposante et a été autorisée à entrer sur le territoire.

L'accès à sa cliente lui a toutefois été refusé et 9 jours après son arrivée elle a été sommée de quitter le pays. Par téléphone et sous les menaces accuse l’avocate. Caroline Buisman « n'a pas été menacée », s'est défendu un porte-parole de l'immigration rwandaise. Assurant avoir de surcroit en sa possession une « confession » écrite de l'avocate. Cette dernière assure que la question de la nature de son visa n'est qu'un prétexte pour l'empêcher de voir sa cliente. Ce que l'immigration conteste fermement.

A (RE)LIRE → Rwanda: l’avocate de l’opposante Victoire Ingabire sommée de quitter le pays

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