Museveni va-t-il stopper sa coopération militaire et sécuritaire avec Pyongyang?

La présidente sud-coréenne Park Geun-hye (c) et le président ougandais Yoweri Museveni (d), au palais présidentiel d'Entebbe, le 29 mai 2016.
© Peter BUSOMOKE / AFP

La visite de la présidente sud-coréenne se poursuit en Ouganda. Signature de contrats, déjeuner et rencontre avec Museveni au palais présidentiel d'Entebbe étaient au programme ce dimanche. Les enjeux de cette visite sont multiples : renforcer la collaboration des deux pays dans les secteurs médicaux, de l'agriculture et des nouvelles technologies, notamment. Mais surtout, Park Geun-hye continue son tour des pays soutiens de la Corée du Nord et, semble-t-il, avec succès en Ouganda. Un officiel sud-coréen, cité par Reuters, affirme que Museveni va stopper sa coopération avec Pyongyang. Du côté ougandais, la réponse n’est pas claire... 

Les contrats militaires et sécuritaires en cours ne seront pas renouvelés, a confirmé le porte-parole du gouvernement, Owfono Opondo. Le colonel Shaban Bantariza, le porte-parole adjoint, a quant à lui démenti, assurant à nos confrères de l’Agence France-Presse : « Ce n'est pas vrai, c'est de la propagande ».

Un problème de communication, qui révèle bien la sensibilité du sujet nord-coréen en Ouganda.

Selon un rapport de l'ONU, 45 officiers nord-coréens menaient encore des entraînements avec la police ougandaise jusqu'à décembre dernier. Des entraînements qui concernaient notamment le tir de précision et l'utilisation d'AK-47. Outre ces relations militaires, l'Ouganda est un allié fidèle à Pyongyang au sein des Nations unies.

Mais la Corée du Nord n'est pas le seul partenaire subversif de l'Ouganda. Lors de sa cérémonie d'investiture, le 13 mai dernier, Museveni avait reçu un invité très recherché par la Cour pénale internationale, le président soudanais Omar el-Béchir. Kampala avait alors argué choisir librement ses amis et être un pays libre de faire ce qu'il veut.

Mais, aujourd'hui, différents facteurs mettent la pression sur le président Museveni. Sa réélection de février est très critiquée par les observateurs, notamment par les Etats-Unis. Des critiques qui laissent planer le doute sur le renouvellement des aides financières délivrées à l'Ouganda. Des fonds dont le pays peut difficilement se passer. 

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