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Guinée-Bissau

Crise politique en Guinée-Bissau: l'Uemoa joue les médiateurs

Cérémonie d'investiture du nouveau président de Guinée-Bissau José Mário Vaz, dans un stade de la capitale, le 23 juin 2014.
© AFP PHOTO / ALFA BA

La Guinée-Bissau vit à nouveau une crise politique sans précédent. Le pays est dans l’impasse depuis le limogeage, le 12 mai, du Premier ministre Carlos Correia par le président José Mário Vaz. Les ministres limogés contestent la légalité de la nomination de Baciro Djá pour succéder à Carlos Correia au poste de Premier ministre. La situation commence à exaspérer les habitants tout comme la communauté internationale. Une mission de la Commission interparlementaire de prévention et résolution des risques de l'Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) est à Bissau pour aider à trouver une solution.

C’est une histoire sans fin qui commence donc sérieusement à agacer les Bissau-Guinéens, mais aussi la communauté internationale qui semble perdre patience tant aucune solution n’émerge.

De nombreuses missions de médiation entreprises jusqu’ici n’ont rien changé. Une mission de la Commission interparlementaire pour la prévention et la résolution des crises et risques de conflit en Afrique de l’Ouest est à Bissau, depuis dimanche, pour la circonstance. Son chef, Lancina Dosso, reconnaît quand même que la tâche n’est pas aisée.

« C’est difficile, ça c’est sûr ; si c’était facile, ce serait déjà réglé », a-t-il déclaré.

A Bissau, tout le monde semble perdre patience dans cette crise politique qui ne finit jamais et les risques d’un chaos hantent tous les esprits.

« La situation de crise est réelle. Elle est réelle et elle est profonde. Donc, il faut agir. Les discours n’ont plus de place. La diplomatie, comme on dit, est au début, mais il faut passer à une phase ultérieure », a ajouté Lancina Dosso.

En cause, la nomination, vendredi 27 mai, de Baciro Djá comme Premier ministre, une décision contestée par le Parti africain pour l’indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap Vert (PAIGC). Des avertissements ont été prononcés concernant les aides financières accordées au pays, mais pour le moment cela ne change rien.
 

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