Togo: l'opposition dans la rue pour réclamer des réformes politiques

Une partisante du candidat de Cap 2015 à l'élection présidentielle de 2015 au Togo, Jean-Pierre Fabre, chef de file de l'opposition, supporte son favori avant son meeting au stade municipal de Lomé, le jeudi 23 avril 2015, trois jours avant le scrutin.
© RFI/OR

L’opposition togolaise réunie au sein de Cap 2015 a repris les manifestations de rue pour réclamer des réformes politiques. Dix ans après la signature de l’accord politique global signé en août 2006 sous l’égide de l’ancien président burkinabè Blaise Compaoré, « on ne comprend pas les fuites en avant du gouvernement togolais », dit l’opposition qui a interpellé les chefs d’Etat ghanéen et ivoirien en manifestant, ce samedi 4 juin. Reportage.

Ils étaient 8 000 à 10 000 selon les organisateurs, 800 à 1 000 selon la gendarmerie. Les manifestants, à pied sous un soleil d’aplomb, ont traversé une partie de la capitale jusqu’au point de chute à Hanoukopé où ils ont assisté à un meeting des principaux responsables politiques.

« Nous sommes dans une situation où les forces politiques sont étouffées, la société civile a été laminée, la créativité du Togolais aujourd'hui a totalement disparu, condamne Abi Tchessa. Ce pays a besoin aujourd'hui d'hommes honnêtes et forts, il a besoin d'un véritable cap. »

Et pour y arriver, il faut des réformes. Pour Jean-Pierre Fabre, candidat de Cap 2015 à l'élection présidentielle de 2015, c’est par la mobilisation du peuple qu'on peut exiger et obtenir le scrutin à deux tours pour les présidentielles et les législatives à venir : « Ce sont des choses que le pouvoir sait ne pas pouvoir défendre dans des discussions sérieuses. Et donc il s'accroche ! »

Réforme sur le mode de scrutin, limitation de mandat présidentiel, organisation d’élections locales, la dernière remonte aux années 1980, tout cela se trouve dans l’accord politique global signé en 2006.

A l’issue de la marche de ce samedi 4 juin à Lomé, Brigitte Adjamagbo-Johnson, coordinatrice de Cap 2015, interpelle les présidents ghanéen et ivoirien. « Nous leur rappelons que le moment est venu, lance cette opposante. Nous savons qu'ils ont des priorités mais nous leur rappelons qu'il y a un feu qui couve chez nous aussi. »

L’opposition promet de continuer les manifestations de rue avec détermination et conviction dans les autres villes du pays, cette fois-ci, jusqu’à ce que Faure Gnassingbé et le gouvernement cèdent aux réformes.

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.