RDC: polémique après les propos de Henri Mova sur un éventuel référendum

Le porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende a apporté son soutien au chef du PPRD, le 5 juin 2016 après l'évocation d'un possible référendum par Henri Mova. Ici, Lambert Mende s'adressant aux journalistes, à Kinshasa, le 13 avril 2015.
© FEDERICO SCOPPA / AFP

Début de polémique en République démocratique du Congo (RDC) après la manifestation de ce samedi 4 juin en soutien au président de la République Joseph Kabila. Dans un discours, le secrétaire général du parti au pouvoir Henri Mova Sakanyi, a soulevé l'idée d'organiser un référendum pour réviser la Constitution et permettre à Joseph Kabila de se présenter pour un troisième mandat.

L'annonce a fait réagir les leaders de l'opposition. La déclaration de Henri Mova est pour eux un signe que Joseph Kabila ne souhaite pas quitter le pouvoir au terme de son deuxième mandat.

« Nous savons depuis quelque temps les manoeuvres qu'ils sont en train d'opérer pour arriver à ne pas avoir d'élections dans ce pays, accuse Félix Tshisekedi, secrétaire national de l'UDPS. Nous restons vigilants et nous disons qu'il n'en est pas question. Si jamais il n'y a pas élection, la Constitution doit quand même être respectée, donc le mandat de M. Kabila doit prendre fin et va s'ouvrir une personne de transition que la classe politique va organiser sans Kabila. »

De son côté, le gouvernement temporise. Pour le ministre de la Communication Lambert Mendé, Henri Mova n'a fait qu'exprimer une opinion. « Si le secrétaire général du PPRD en a parlé, c'est tout à fait son droit, a réagi le porte-parole du gouvernement congolais. Je ne vois pas pourquoi il serait interdit d'organiser un référendum en République démocratique du Congo. M. Mova est libre, tout comme l'opposition est libre, nous sommes un pays libre, nous sommes en démocratie. Il faut que les gens cessent de croire qu'on peut nous limiter dans notre liberté. »

Selon la Constitution congolaise, le nombre et la durée des mandats du président de la République ne peuvent pas faire l'objet d'une révision constitutionnelle, même adoptée par référendum.

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