Putsch manqué : le Burkina demande à Abidjan de poursuivre Guillaume Soro

Guillaume Soro, le président de l'Assemblée nationale ivoirienne et ancien chef de la rébellion. Il est accusé par la justice burkinabè d'avoir soutenu le putsch raté du général Gilbert Diendéré le 17 septembre 2015.
© AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Le Burkina Faso demande à la Côte d’Ivoire de poursuivre Guillaume Soro dans le dossier du putsch manqué de septembre 2015, au Burkina Faso. Ce lundi la justice militaire du Burkina Faso a décidé de renoncer à lancer un nouveau mandat d'arrêt contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne et remet le dossier aux autorités de Côte d'Ivoire.

Après avoir annulé le mandat d'arrêt contre le président de l'Assemblée nationale ivoirienne pour vice de forme, la justice militaire du Burkina Faso renonce à relancer un nouveau mandat.

Face aux obstacles juridiques liés à l'application des conventions bilatérales entre la Côte d'Ivoire et le Burkina Faso – conventions qui interdisent l'extradition en matière d'infractions politiques ou militaires – et le refus d'Interpol d'exécuter l'ancien mandat émis par le Burkina Faso contre Guillaume Soro, les autorités judiciaires burkinabè rectifient le « tir », selon les mots du commissaire du gouvernement. Elles optent pour la procédure de la dénonciation.

Le dossier dans les mains de la justice ivoirienne

Cette procédure consiste à dénoncer les faits reprochés à Guillaume Soro auprès des autorités ivoiriennes afin que celles-ci se saisissent du dossier. Le dossier sur la dénonciation a déjà été transmis au ministère burkinabè des Affaires étrangères, qui aura pour mission de le faire parvenir aux autorités judiciaires ivoiriennes. Le Burkina Faso laisse ainsi la justice ivoirienne se pencher sur la supposée implication de Guillaume Soro dans le putsch de septembre 2015.

Etant donné qu’aucune plainte ne sera formulée contre le président de l’Assemblée ivoirienne dans le cadre de cette procédure, c’est à la justice ivoirienne de poursuivre ou non Guillaume Soro, selon les faits qui lui sont reprochés.

Des faits qui semblent converger vers la gestion « diplomatique » du dossier souhaitée par le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré. A l’époque, le président du Burkina Faso avait déclaré qu’une délégation du ministère burkinabè des Affaires étrangères et des magistrats se rendraient en Côte d’Ivoire pour présenter les faits reprochés à Guillaume Soro.

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