RDC: la communauté internationale va assister le facilitateur Edem Kodjo

Le facilitateur Edem Kodjo sera assisté par un groupe de soutien composé de membres de l'UE, l'UA, l'ONU et l'OIF, auxquels s'ajouteront des représentants des organisations sous-régionales, la SADC et la CIRGL.
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En République démocratique du Congo (RDC), la communauté internationale réitère son appel au dialogue inclusif. Il s'agit d'un nouveau communiqué conjoint de l'Union africaine, des Nations unies, de l'Union européenne et de l'Organisation internationale de la francophonie, alors que l'on parle de la tenue d'une réunion de partis d'opposition autour d'Etienne Tshisekedi, le président de l'UDPS, ce mercredi 8 juin à Bruxelles.

Le facilitateur Edem Kodjo attend depuis des mois une liste de l'opposition participant au comité préparatoire du dialogue convoqué par Joseph Kabila. Mais la plupart des formations refusent encore ou posent des conditions. Le quartet, lui, vient de leur donner un gage en mettant sur pied un groupe en soutien à la facilitation d'Edem Kodjo, mais pas seulement.

Défiance à l'égard du facilitateur pour les uns, garantie supplémentaire pour les autres... Nombreux étaient ceux qui, au sein de l'opposition ou de la société civile, souhaitaient voir la facilitation élargie. On se souvient que l'UDPS demandait à ce que ce soit le secrétaire général de l'ONU lui-même qui nomme un facilitateur. Ce dernier avait transmis le dossier à l'Union africaine.

Edem Kodjo reste facilitateur, mais selon le communiqué du quartet d'organisations, il sera assisté par un groupe de soutien composé de membres de l'UE, l'UA, l'ONU et l'OIF, mais auxquels s'ajouteront des représentants des organisations sous-régionales, la SADC et la CIRGL.

« Maximiser les chances de réussite du dialogue »

Ces organisations promettent également de mobiliser l'expertise et les ressources requises pour « maximiser les chances de réussite du dialogue ». Autre manière de rassurer : les quatre organisations disent qu'il faut garder à l'esprit que le facilitateur agit « dans le cadre des instruments pertinents de l'Union africaine et de la résolution 2277 » qui appelle au respect des délais constitutionnels.

Dernier message qui vise à convaincre : les quatre organisations appellent le gouvernement à « promouvoir le respect des droits et libertés », y compris, dit le communiqué, par la libération de prisonniers politiques. « La préservation de l'espace politique et l'exercice des droits fondamentaux [...] sont une condition sine qua non pour permettre la réussite du dialogue politique que le président Joseph Kabila appelle de ses voeux », disent les quatre organisations.

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