Gabon: l’opposant Oyé Mba appelle à faire bloc contre la candidature d’Ali Bongo

Le président gabonais Ali Bongo Odimba, lors de l'ouverture du New-York Forum Africa, à Libreville, le 28 août 2015.
© http://www.ny-forum-africa.com

Au Gabon, à deux mois de la prochaine élection présidentielle, tous les principaux candidats déclarés de l'opposition exigent que le président sortant, Ali Bongo Ondimba, ne soit pas candidat à sa propre succession. L'opposition gabonaise continue de douter des origines d'Ali Bongo qui serait un fils adoptif d'Omar Bongo et, à ce titre, la Constitution ne lui permet pas d’être candidat à une élection présidentielle.

L'article 10 de la Constitution gabonaise interdit aux Gabonais ayant acquis la nationalité de briguer le fauteuil présidentiel. En vertu de cet article, le dernier candidat déclaré de l'opposition, Casimir Oyé Mba, a demandé, samedi 11 juin, lors d'une conférence de presse, à tous les opposants de faire bloc contre la candidature d'Ali Bongo.

« J’ai saisi, par écrit, chacun des candidats déclarés à la prochaine élection présidentielle, afin que nous nous retrouvions. Je leur proposerai un ensemble d’actions communes devant rendre impossible la candidature d’Ali Bongo », a-t-il déclaré avant de spécifier quelques-unes des démarches à suivre.

« Il s’agit de demander des audiences auprès de chefs d’Etat amis du Gabon ainsi qu'à de hauts responsables d’organisations internationales pour leur indiquer que la libération du Gabon passe par le respect de la Constitution. Il s’agit aussi d’aller rencontrer la Cour constitutionnelle et le bureau de la Cena afin de rappeler, à ces deux institutions, leur responsabilité historique. Il faut également constituer une équipe de juristes et d’avocats pour préparer ce contentieux préélectoral qui s’annonce et qui devra aboutir au rejet de la candidature d’Ali Bongo », a précisé le candidat de l’opposition à l’élection présidentielle du Gabon, Casimir Oyé Mba.

Cette polémique autour de l’état civil d’Ali Bongo a fait l’objet de plusieurs procédures judiciaires en France et au Gabon et on en parle depuis presque un an. Ali Bongo, élu à la présidence en 2009, après le décès de son père, a été investi par le Parti démocrate gabonais (PDG) pour se présenter au scrutin présidentiel censé se tenir fin août.

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