Tuerie d’Orlando: réactions de soutien et silences en Afrique

Des personnes allument des bougies en mémoire des victimes de l’attaque, à Orlando, en Floride, aux Etats-Unis, le 12 juin 2016, dont le dernier bilan fait état de 49 morts.
© REUTERS/Dylan Martinez

L’Amérique est sous le choc après la tuerie de la discothèque gay d’Orlando en Floride. L'attaque a été menée par un Américain d’origine afghane qui a abattu 49 personnes et revendiquée par le groupe Etat islamique. Une fusillade condamnée par de nombreux pays. Sur le continent africain, chefs d'Etat et de gouvernement expriment leur soutien aux Etats-Unis.

Sur leur compte Twitter, les présidents gabonais et burkinabè ont exprimé leur solidarité envers le peuple américain.

Dès dimanche soir, après la tuerie, Ali Bongo a dit qu'il condamnait « fermement » l'attaque. Nos pensées vont « vers les victimes et leurs familles », a- t-il indiqué.

Le président burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré, dénonce une « lâche tuerie » et exprime le soutien de son pays aux Etats-Unis.

Condamnation également en Egytpe, par la voix du porte-parole du ministre des Affaires étrangères qui présente ses condoléances aux Américains, aux familles des victimes et qui souhaite un prompt rétablissement aux blessés. L'Egypte appelle à « une lutte globale contre le fléau du terrorisme » a-t-il insisté.

En Afrique du Sud, Jacob Zuma a lui aussi manifesté son soutien : « Nous condamnons toutes les formes de terrorisme et particulièrement cet événement qui a emporté tant de vies innocentes », a déclaré le président sud-africain.

Enfin, la présidente de la Commission de l'Union africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma, parle d'un « acte ignoble et barbare, l'un des pires dans l'histoire des Etats-Unis », souligne-t-elle avant d'affirmer que l'Union africaine « s'engage à continuer de travailler avec les Etats-Unis » dans la lutte contre le terrorisme.

Silence

Mais d'autres chefs d'Etat sont restés silencieux. Une absence de réaction qu'analyse Maître Alice Nkom, avocate au barreau du Cameroun et présidente de l'Association pour la défense des homosexuels au Cameroun.

« On a l'habitude ici de voir les chefs d'Etat, qui sont chargés de la sécurité des personnes et des biens, faire très, très, très peu cas des homosexuels, comme s'ils n'étaient pas des êtres humains, comme s'ils n'étaient pas sur leur ressort territorial de protection, souligne-t-elle. Donc on n'est pas surpris. Lors des sommets de chefs d'Etat, vous en avez qui disent : on n'en parle pas. Je ne pensais pas que ça allait aller jusque là, à faire comme si ce n'était pas des morts humaines à Orlando. Si on n'est pas solidaire dans une circonstance comme celle-ci, alors quand ? »

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