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Libye

Libye: le général Haftar, l'homme fort de l'est, affaibli?

Le général Khalifa Haftar dans la ville d'Abyar, à l'est de Benghazi, le 31 Mai 2014.
© REUTERS/Esam Omran Al-Fetori

La réconciliation nationale en Libye, mission très difficile à laquelle s’attèle la communauté internationale. Mais le pays possède toujours deux gouvernements, deux armées. De plus, la population divisée est rongée par les rivalités tribales et régionales. A l'est, un homme fort tient tête au nouveau gouvernement de Tripoli.

Les clefs du pouvoir de la Libye semblent être aujourd'hui à Syrte. L’issue de la bataille qui a lieu dans cette ville entre les forces fidèles au gouvernement d'union nationale et l'organisation Etat islamique va certainement changer la donne. Une situation qui risque de provoquer un nouveau rapport de force entre le nouveau gouvernement et le général Haftar, l’homme fort de l’est du pays.

Khalifa Haftar ne participe pas aux combats de Syrte, mais sans son aval, le Parlement de Tobrouk ne donnera pas sa confiance au nouveau gouvernement soutenu par la communauté internationale. Et bien qu'il combatte depuis deux ans les jhadistes dans l'est du pays et surtout à Benghazi, Haftar se retrouve dans une situation embarrassante.

C’est l’avis de l’expert militaire libyen Mohamad Alhangari. « Du point de vue juridique et militaire, Haftar n’a pas d’avenir en Libye, il a dépassé les 70 ans, il était à la retraite et il l’on fait revenir. C’était une erreur juridique. Il est libre de jouer un rôle politique. Ceux qui mènent les combats à Syrte sont venus de l’ouest et de Misrata, ils avancent rapidement et combattent le terrorisme. Haftar est aujourd’hui en Libye, l’homme qui entrave l’Etat », conclut-il.

Aujourd’hui, l’homme fort de l’est de la Libye paraît plus faible que jamais. Un de ses généraux l'a abandonné pour devenir ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement d'union nationale.

Haftar est accusé de crimes contre l'humanité dans le passé au Tchad et aujourd’hui à Derna. Ses alliés, arabes et occidentaux lui tournent désormais le dos, d'où les négociations menées avec lui, depuis des semaines, afin d'obtenir son ralliement au gouvernement de Tripoli

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