Le pouvoir gambien reconnaît que l'opposant Sandeng est mort en détention

Manifestation à Banjul, le 16 avril dernier, pour protester après la mort de Solo Sandeng.
© STRINGER / AFP

Les autorités gambiennes ont fini par le reconnaître officiellement et par écrit : Solo Sandeng est bien mort en détention. Cette information a été confirmée par un avocat de la famille. L'opposant avait été arrêté le 14 avril avec plusieurs autres personnes, après un rassemblement pour réclamer des réformes politiques en vue de la présidentielle prévue en décembre prochain, et à laquelle le chef de l'Etat Yahya Jammeh est de nouveau candidat.

La famille de l'opposant gambien Solo Sandeng, qui est au Sénégal, demande une enquête indépendante et un procès. C'est également le cas de Seydi Gassama, responsable de la branche sénégalaise d'Amnesty International.

Cette confirmation qui vient du gouvernement gambien est un aveu de taille. Maintenant que le gouvernement a avoué, ce que nous attendons du gouvernement gambien, c'est que les personnes responsables de cette mort soient arrêtées et traduites en justice. C'est le minimum que l'on doit faire lorsqu'une personnalité politique meurt en détention

Seydi Gassama, Amnesty International
19-06-2016 - Par Carine Frenk

Selon des défenseurs des droits de l'homme, en Gambie, plus d'une cinquantaine de personnes ont été arrêtées depuis mi-avril et sont actuellement jugées, notamment pour rassemblement illégal, incitation à la violence et complot.

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