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RDC

Condamnation de Moïse Katumbi: «Il n’y a rien de politique»

Moïse Katumbi, à Lubumbashi, le 28 mai 2015.
© AFP PHOTO / FEDERICO SCOPPA

En RDC, après la condamnation de Moïse Katumbi à trois ans de prison par contumace, le ministre de la Justice, Alexis Thambwe Mwamba, assure qu' « il n'y a rien de politique » dans ce procès. 

Candidat déclaré à l'élection présidentielle en RDC, Moïse Katumbi a été condamné mercredi 22 juin par contumace à 36 mois de prison. Alors que les avocats de Moïse Katumbi dénoncent une condamnation politique, le ministre de la Justice défend au contraire un procès transparent :

« J’ai été informé que monsieur Moïse Katumbi a fait l’objet d’une procédure à Lubumbashi pour un bien qui lui aurait été vendu par un avocat qui était chargé de la gestion des biens d’une famille grecque à Lubumbashi, que l’avocat lui-même se trouve en prison à Kinshasa et que le propriétaire de ce bien a engagé une procédure tout à fait civile devant le tribunal de Lubumbashi et qu’il s’en est suivi une condamnation.

Il n’y a rien de politique, nous jouons la transparence absolue. Mais ce qui est malheureux dans beaucoup de cas, c’est que des opérateurs politiques, lorsqu’ils sont poursuivis pénalement pour des faits bien documentés, se réfugient derrière leur statut d’opérateur politique. »

« On ne peut pas le condamner par défaut »

Pierre Lumbi, l'une des figures du G7, ce groupement de partis politiques qui a fait de Moïse Katumbi son candidat à la présidentielle, dément la fuite de celui-ci :

« Moïse Katumbi est parti avec l’autorisation. Il a été autorisé à partir à l’extérieur pour se faire soigner. On ne peut donc pas le condamner par défaut. Deuxièmement, c’est un dossier qui date de 40 ans. Comment on peut régler en deux jours un dossier qui date de 40 ans ? De ce que je peux apprendre par la presse, c’est un dossier qui concernerait plutôt son frère. Il y a donc une certaine complexité dans ce dossier-là. Ça ne peut pas être résolu en deux jours.

Il me semble important que le pouvoir comprenne qu’on ne peut pas résoudre la crise grave que nous traversons actuellement et qu’il a créée de toutes pièces sans prendre une initiative forte. Et cette initiative forte, ce n’est pas de créer de faux procès. Il faut prendre une initiative forte pour ramener la sérénité dans le pays, pour qu’il y ait une ouverture. Nous sommes ouverts, mais nous sommes ouverts pour respecter la loi et la Constitution. »

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