RCA: la Minusca annonce la mort d'un casque bleu sénégalais «abattu» à Bangui

Des soldats sénégalais de la Minusca patrouillent dans les rues de Bangui, le 10 décembre 2015.
© MARCO LONGARI / AFP

En République centrafricaine (RCA), un casque bleu de la Minusca a été abattu ce vendredi 24 juin à Bangui par des individus armés non identifiés. C'est ce qu'a fait savoir la Minusca ce lundi 27 juin dans un communiqué.

Le casque bleu sénégalais a été abattu dans l'ouest de Bangui, selon des informations confirmées par la Minusca. Pour le moment, l'identité des auteurs n'a pas été déterminée. La mission des Nations unies évoque « des hommes armés non identifiés ».

Après l’incident, des recherches ont été organisées par la Minusca et les forces de sécurité centrafricaines pour retrouver le corps de la victime. Finalement, la dépouille du casque bleu a été retrouvée à l'hôpital général de Bangui, « dans des circonstances non encore élucidées », a indiqué la Minusca.

« Un acte ignoble et injustifié »

La mission des Nations unies condamne « un acte ignoble et injustifié ». « Il s'agit d'un incident malheureux. C'est encore un casque bleu de la Minusca qui meurt dans des circonstances violentes », a réagi Vladimir Monteiro, le porte-parole de la Minusca joint par RFI. Pour lui, cela illustre « les conditions de travail dans lesquelles ces casques bleus, hommes et femmes, travaillent pour que la paix soit consolidée dans le pays. Ils patrouillent nuit et jour à Bangui et dans de nombreux endroits de la Centrafrique pour rétablir la paix. »

Le porte-parole de la Minusca précise qu'une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l'incident. « Cette enquête nous permettra de savoir ce qu'il s'est passé pendant ces heures, entre la mort notre casque bleu et sa découverte à l'hôpital de Bangui, explique Vladimir Monteiro. Nous travaillons avec les forces de sécurité intérieure de la République centrafricaine pour avoir tous les éléments. »

Regain de violences

La Minusca promet également de poursuivre son travail pour consolider la paix en Centrafrique. « Il faut appuyer le pays dans ce sens, mais des efforts nationaux doivent également y être associés », ajoute M. Monteiro. « Porter atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considéré comme un crime de guerre », a rappelé plus tôt le chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga.

Ce nouveau meurtre intervient dans un contexte de regain de violences depuis l'élection du président Faustin-Archange Touadéra, en février dernier. La semaine dernière, les casques bleus ont mené « une opération militaire » dans l'enclave musulmane du PK5. C'est dans ce quartier que six policiers centrafricains ont été retenus en otage pendant plusieurs jours par des groupes d'auto-défense.

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