En Centrafrique, la situation sécuritaire se dégrade

Patrouille de la Minusca à Bangui, le 14 septembre 2015.
© AFP PHOTO / EDOUARD DROPSY

En Centrafrique, le gouvernement a été interpellé ce jeudi à l'Assemblée nationale sur les questions sécuritaires. A part le sud-ouest contrôlé par les anti-balaka où un calme relatif règne, le reste du pays est à nouveau confronté au désordre et aux violences. Pour le président du Mouvement démocratique pour la renaissance et l’évolution de Centrafrique (MDREC), Joseph Bendounga, « la situation est très catastrophique » et cela, explique-t-il, était « prévisible ».

La transition, qui avait pour mission de stabiliser le pays avant d’aller aux élections, n’a rien fait. Les autorités élues ne sont rien d’autre que ceux qui ont été co-auteurs avec [François] Bozizé de la crise centrafricaine. Le président de la République fut Premier ministre pendant cinq ans, de 2008 à 2013. Ces mêmes personnalités, il y a eu décalage. Le Premier ministre devient président de la République, son directeur de cabinet devient Premier ministre. Ce sont les mêmes acteurs. Cette équipe-là n’a pas la qualité ni les compétences de ramener la paix en Centrafrique parce qu’ils ont échoué lamentablement quand ils étaient avec Bozizé, quand il y avait une administration, quand il y avait une armée.
Joseph Bendouga
01-07-2016 - Par Jean-Jacques Louarn

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