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RDC

RDC: décès de l'abbé Apollinaire Malu Malu, ancien président de la Céni

L'Abbé Apollinaire Malu Malu, ancien président de la Ceni de RDC.
© AFP PHOTO/BELGA NICOLAS MAETERLINCK

En RDC, l'abbé Apollinaire Malu Malu est décédé dans la nuit de jeudi à vendredi aux Etats-Unis, où il était soigné depuis plusieurs mois pour une tumeur au cerveau. L'ancien président de la Commission nationale électorale indépendante (Céni) avait occupé de hautes fonctions au sommet de l'Etat, jusqu'à l'automne dernier.

Selon le communiqué de l’évêque de Butembo-Beni, l’abbé Apollinaire Malu Malu est mort cette nuit à Dallas aux Etats-Unis. Monseigneur Sikuli Paluku Melchisédech présente les condoléances chrétiennes à la famille biologique du disparu, à tous les prêtres, aux personnes consacrées, aux fidèles catholiques de son diocèse, ainsi qu’à tous ceux qui sont affligés par cette triste nouvelle.

Il y a plusieurs mois l’abbé Malu Malu avait été opéré d’un cancer du cerveau en Afrique du Sud, avant d’aller poursuivre les soins aux Etats-Unis. L’aggravation de son état de santé l’avait poussé à abandonner ses charges à la tête de la Commission électorale nationale indépendante, la Céni.

Cheville ouvrière des premières élections libres de RDC

L'abbé Malu Malu a été la cheville ouvrière des premières élections libres de RDC. En 2003, au lendemain de la guerre civile, le prêtre de Butembo est nommé président de la Commission électorale indépendante. Sa mission est d'organiser un référendum constitutionnel, puis des élections présidentielles et législatives.

Celui qui fut curé dans les Alpes françaises s'attaque à une montagne : enrôler des millions d'électeurs, mettre sur pied des bureaux de vote, dépouiller les bulletins, le tout dans un pays immensément vaste et dont la population n'a jamais eu le choix entre plusieurs candidats. Malgré quelques incidents, les observateurs jugeront ce premier essai globalement satisfaisant.

L'expérimenté Malu Malu est rappelé en 2013 pour préparer les prochaines élections suivantes. Mais l'Eglise, comme une partie de la classe politique, le désavoue. Elle lui reproche d'être à la solde du pouvoir. L'abbé Malu Malu s'accroche malgré tout avant de quitter ses fonctions pour raison de santé en octobre dernier.


■ Première réaction des autorités

Le porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende, évoque une perte immense : « C’est une bien triste nouvelle pour la République démocratique du Congo, pas seulement pour le gouvernement, mais pour la Nation tout entière parce que monsieur l’abbé Malu Malu était un homme de grande vision qui a servi notre peuple, jusqu’au bout de ses forces, à la tête de la Commission électorale nationale indépendante. Il est resté attaché à ses principes de la foi chrétienne. Il n’a rien renié de ses principes. Il s’est mis au service de son peuple et c’est un exemple pour les intellectuels congolais. En tous les cas, lorsque nous évaluons les résultats des élections de 2006 qu’il avait conduites, il faut dire que ce sont les meilleures élections que nous ayons eues depuis le processus de démocratisation ait été mis en œuvre par la Constitution de 2006 ».

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