Nigeria: les «Vengeurs du delta du Niger» revendiquent de nouvelles attaques

Une plateforme pétrolière au large de Port Harcourt dans le delta du Niger.
© AFP/Pius Utomi Ekpei

Dans le sud du Nigeria, les Vengeurs du delta du Niger (NDA), un groupe rebelle auteur depuis le mois de février de sabotages d’installations pétrolières de multinationales étrangères, ont à nouveau pris pour cible ces mêmes infrastructures. C’est de cette région que provient une grande partie de l'or noir du premier producteur d'Afrique. Comme d'autres rebelles nigérians avant eux, ils réclament une meilleure redistribution des revenus pétroliers et une plus grande autonomie politique. Dimanche 3 juillet, c'est sur son compte Twitter que le groupe a revendiqué, dimanche 3 juillet, cinq nouvelles attaques dans l'Etat du Delta. Depuis, le compte a été suspendu.

La stratégie de communication du groupe est bien rodée. A chaque attaque, c’est sur leur compte twitter que les Vengeurs du delta du Niger revendiquent leurs actions, détaillant l'heure et le lieu du sabotage. Mais ce lundi matin, impossible d’accéder au compte des rebelles, Twitter indiquant que la page avait été suspendue sans donner plus d’explication.

Cette suspension de leur compte intervient après leur revendication, dimanche, sur le réseau social, justement, de cinq nouvelles attaques dans l'Etat du Delta. En trois jours, le groupe a fait exploser trois oléoducs de la compagnie pétrolière nationale NNPC et de sa filiale ainsi que deux puits du groupe américain Chevrons. Le groupe a certes bloqué son compte Twitter mais il est bien présent sur le web car il dispose aussi d'une page Facebook et d'un site internet et ces pages sont, elles, toujours actives.

Ces opérations de sabotage sont les dernières d'une longue série depuis le début de l'année entrainant de lourdes conséquences. La production de pétrole dans le pays est à son niveau le plus bas depuis les années 1990. Ces attaques, en effet, ont déjà fait chuter la production de brut à 1,6 million de barils par jour, chiffre bien inférieur aux 2,2 millions prévus dans le budget 2016 du Nigeria.

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