RDC: l'opposition appelle à la mobilisation, le «groupe de soutien» au dialogue

Des militants des différents partis de l'opposition devant la salle accueillant la première conférence de presse du «rassemblement» issu du conclave de Bruxelles.
© RFI/Sonia Rolley

Deux réunions quasi simultanées sur la crise politique en RDC étaient organisées ce lundi. A Kinshasa, le rassemblement des forces issues du conclave de Bruxelles a donné sa première conférence de presse : UDPS, Dynamique de l’opposition, G7, Alternance pour la république, côté opposition, et plusieurs organisations de la société civile. Il annonce une journée de mobilisation pour le 31 juillet pour le respect de la Constitution et le retour du président de l’UDPS Etienne Tshisekedi à cette occasion. A Addis Abeba, au siège de l’Union africaine, a eu lieu la première réunion du groupe de soutien à la facilitation d’Edem Kodjo. Les Nations unies, l’Union africaine, l’OIF, l’Union européenne et les deux organisations sous régionales, CIRGL et Sadc, étaient représentées. Eux appellent au début d’un dialogue inclusif d’ici fin juillet.

Pour le rassemblement issu du conclave de Bruxelles, c’est toujours non au dialogue convoqué par le président Joseph Kabila.

« Le dialogue convoqué dans le cadre de l’ordonnance de Joseph Kabila fait de Kabila un élément de la solution alors que le dialogue convoqué dans le cadre de la résolution 22-65 considère aussi Kabila comme étant un élément du problème, explique Delly Sessanga, président de L’Envol, l’un des partis membres du «rassemblement». Et pour nous aujourd’hui Kabila est un élément du problème dès lors que la fin du mandat le concerne personnellement. Donc on ne peut pas envisager un dialogue au terme duquel les résolutions lui sont confiées pour exécution pour statuer sur son propre cas. Il serait juge et parti. »

Le «rassemblement» appelle toutefois le groupe de soutien à être pro-actif et à rencontrer toutes les parties au plus vite. Et ce dernier s’y dit prêt. « Ce groupe de soutien peut effectivement discuter avec le gouvernement ou avec l’opposition, confirme Smaïl Chergui, commissaire paix et sécurité de l’Union africaine. L’essentiel, c’est que l’on puisse rapidement amener tout le monde autour de la table des discussions, et je crois que le temps presse. »

Le début du dialogue avant la fin juillet. Voilà ce que souhaite le groupe de soutien. Selon l’envoyé spécial de la francophonie, l’opposition ne devrait poser d’autres conditions préalables que le respect des libertés publiques.

Si l'on ne parvient pas à mettre sur pied le dialogue national inclusif, on va vers quelque chose qui est catastrophique, probablement des émeutes dans le pays ou en tous les cas une rupture de la paix civile qui serait dramatique pour le pays.

Pascal Couchepin
04-07-2016 - Par Sonia Rolley

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