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RDC

RDC: la société civile dénonce l'inaction des autorités après un massacre à Beni

Des soldats de la Monusco, le 23 octobre 2014 à Beni en RDC.
© AFP PHOTO / ALAIN WANDIMOYI

Au moins 9 personnes dont 5 femmes ont été tuées ce mardi 5 juillet au matin à Tenambo, dans la banlieue d’Oicha, dans le nord-est de la RDC, à près de 200 mètres d’une position des Forces armées de République démocratique du Congo (FARDC), 3 kilomètres des casques bleus malawites. Selon les activistes de la région, ni les FARDC, ni la Monusco, ne sont intervenus, malgré les appels à l’aide de la population et les tirs. Une version que l’armée dément, assurant être intervenue dès la première minute et avoir même tué un assaillant, une femme « rebelle ADF ».

Activistes et témoins sont formels. La première position de l’armée congolaise se trouve à quelques centaines mètres du lieu du massacre, de l’une des premières maisons attaquées. Les tirs ont commencé aux environs de 6h du matin et auraient duré près d’une heure. La population a fui et 9 corps ont été retrouvés sur place. Une seule victime se trouvait dans une maison. Les 8 autres, surtout des femmes, ont cherché refuge où elles pouvaient, la parcelle la plus proche.

Les assaillants seraient ensuite partis vers la route nationale 4 où ils ont tiré sur des camions arrêtés à une barrière. « Les gens les ont pris pour des FARDC, ils avaient l’uniforme complet avec des foulards arabes autour du cou et des bandeaux rouges autour de la tête », explique l’un des activistes congolais venus enquêter. « Ils avaient été repérés la veille par des jeunes qui avaient failli tomber entre leurs mains », poursuit ce militant de la société civile, qui assure que ces jeunes ont été interrogés par les forces de sécurité avant d’être libérés à 20h. « On demande toujours à la population de collaborer, mais quand on le fait, ils ne font rien », dénonce encore cet activiste insistant sur le fait d’avoir lui-même appelé l’ONU et l’armée au début de la tuerie.

Les FARDC se sont mis à la poursuite des assaillants dès le premier coup de feu, assure l’un de leurs porte-paroles, mettant en garde contre toute manipulation. « Ils en ont même tué un », ajoute-t-il. Une femme en tenue civile avec des gris-gris, selon des témoins, dont le corps a été exposé au poste de police ce mardi 5 juillet.

→ A (RE)LIRE : RDC: nouvelle opération militaire conjointe FARDC et Monusco à Beni

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