RCA: pour la fin du ramadan, les responsables religieux prônent la paix

Casques bleus de l'ONU aux abords du quartier PK5 de Bangui, la capitale centrafricaine, lors de la visite du pape François, le 10 novembre 2015.
© REUTERS/Siegfried Modola

En Centrafrique, dans la capitale Bangui, on célébrait mercredi 6 juillet la fin du jeûne de ramadan. Pour l'occasion, et comme chaque année, des milliers de fidèles se sont rassemblés. Après une crise qui a durement touché le pays, responsables politiques et religieux se sont succédé aux micros dans les différentes mosquées de la capitale pour prôner la paix entre les communautés.

Neuf heures du matin, à la grande mosquée de Bangui, des milliers de fidèles musulmans s'installent dans le silence. Ils prient et écoutent le message des responsables politique et religieux : la paix. « A chaque fois depuis les évènements, les imams de la mosquée à la prière du vendredi, à l’occasion de l'Aïd el-Kébir, on prêche seulement la paix. Il faut s’aimer les uns et les autres. La violence ne sert à rien. L’islam, c’est la religion de la tolérance », explique Mamadou Boubayaka, une des membres de la grande mosquée.

Dans le quartier PK5, un quartier à majorité musulmane, le message est entendu et repris en chœur par les fidèles : « Les chrétiens et les musulmans, je remercie tout le monde. La meilleure chose que j’ai demandée, c’est la paix. Et la paix, ce n’est pas quelqu’un qui va amener ça. C’est nous-mêmes. Et nous prions Dieu pour que la paix soit en République centrafricaine et pour que la paix soit entre chrétiens et musulmans. C’est tout ce que nous souhaitons. On est tous des frères, on est tous de la même famille. »

Un peu plus tôt aux abords de la grande mosquée, un responsable de l'ONU a déclaré sourire aux lèvres : « Je n'avais jamais vu autant de monde se rassembler pour la grande prière de l'Aïd. C'est un signe, peut-être, que les Centrafricains ne veulent plus la guerre. »

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.