Soudan du Sud: des tirs entendus près du palais présidentiel à Juba

Le deuxième vice-président du Soudan du Sud, James Wani Igga (au centre), accompagné par le président Salva Kiir (à droite) et son vice-président Riek Machar (à gauche), lors d'une conférence de presse au palais présidentiel de Juba, le 8 juillet 2016.
© REUTERS/Stringer

Ce vendredi 8 juillet au soir, des tirs d'armes automatiques ont été entendus dans la capitale du Soudan du Sud, Juba. Des coups de feu survenus au moment où le président Salva Kiir et son vice-président Riek Machar étaient réunis pour une conférence de presse au palais présidentiel.

A la veille du cinquième anniversaire de son indépendance, le Soudan du Sud reste secoué par un climat sécuritaire précaire. Et ce malgré la signature d'un accord de paix en août 2015 et le retour du vice-président Riek Machar en avril afin de participer à un gouvernement d'union nationale.

Vers 18h, heure locale, des tirs d'armes automatiques se sont fait entendre. D'abord aux alentours du palais présidentiel. Les tirs ont continué pendant une trentaine de minutes, avant que le calme ne revienne près du palais. Mais des coups de feu sporadiques se faisaient encore entendre au loin.

Au même moment, le président Salva Kiir et son vice-président Riek Machar donnaient une conférence de presse au palais présidentiel. Une conférence pendant laquelle les deux dirigeants ont indiqué qu'ils ne pouvaitent pas expliquer ce qui se passait dehors, faisant référence aux tirs. Ils ont appelé au calme. Un calme qui semblait être revenu aux alentours de 20h, heure locale.

Cinq soldats tués la veille

Ces violences, dont on ignore donc pour le moment qui elles opposaient, interviennent moins de 24h après un autre accrochage. Celui de ce jeudi 7 juillet au soir entre deux unités des armées rivales cantonnées à Juba.

L'incident s'est produit à un checkpoint tenu par des hommes fidèles au président Salva Kiir, où s'étaient présentés des ex-rebelles de Riek Machar. Cinq soldats loyalistes ont trouvé la mort ce soir-là. De nombreux habitants du quartier ont aussitôt fui à pied. Chaque camp a dit qu'il considérait l'accrochage comme un « incident isolé ».

Ces incidents ravivent les craintes d'un échec du processus de paix fragile en cours dans le pays. Le Soudan du Sud s'apprête à marquer, ce samedi 9 juillet, sans festivités, le cinquième anniversaire de son indépendance.