RCA: 100 jours après son élection, Touadéra de plus en plus sous pression

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, le 12 février 2016, à Bangui.
© REUTERS/Siegfried Modola/Files

Ce samedi 9 juillet, 100 jours après son élection, le nouveau président centrafricain Faustin-Archange Touadéra est de plus en plus sous pression. Stabilité politique, sécurité, économie, souveraineté... Fini l'état de grâce, les Centrafricains attendent des actes.

Pendant ces 100 jours symboliques, le professeur-président Touadéra a pris ses marques et définit son style. Un style rassembleur et conciliateur très apprécié par ses concitoyens.

Sur le plan diplomatique, le nouveau président a replacé la Centrafrique au sein du concert des nations.

Sur le plan économique et social, la reprise est timide. Le président a signé de nombreux accords avec les partenaires pour rebâtir les bases du pays, même si une partie de l'opinion veut plus et plus vite.

Regain de tension dans le centre et le nord du pays

Attendu au tournant sur les questions sécuritaires, le président a tenu, lors d’une conférence de presse ce samedi, à rassurer et prouver que l'exécutif agit pour la sécurité et la paix en Centrafrique.

Le chef de l'Etat se veut souple dans la méthode : « j’ai axé ma gouvernance sur la transparence dans les actes du dialogue républicain et la recherche du consensus sur les questions qui divisent. »

Il tient néanmoins à rester ferme sur ses principes. « La patrie est en danger, nous devons la sauver. Je voudrais ici réitérer ma ferme condamnation des actes criminels qui se commettent et réaffirmer mon attention de mettre hors d’état de nuire les auteurs, co-auteurs, complices et commanditaires des crimes crapuleux. La sécurité durable et la défense du territoire national constituent les priorités des priorités. »

Les actions des bandes armées, tant à Bangui que dans l'arrière pays, ne doivent pas nous décourager. Mais au contraire, elles doivent renforcer notre solidarité. Et notre sentiment patriotique.
Faustin Archange Touadéra
10-07-2016 - Par Esteban Galiano

Mais malgré un discours ferme et l'ouverture des consultations avec les groupes armés, « il n'y a pas de grandes avancées », selon un observateur de la vie politique du pays.

Le climat de tension demeure. Depuis deux semaines, on constate une recrudescence des violences dans le centre et le nord de la RCA.

Du côté de l'opposition, on reconnaît que « la charge de travail est immense, mais que la situation exige de faire des réformes rapidement ». Dans le camp présidentiel, on estime « qu'il faudra du temps pour reconstruire le pays ».

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