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Burundi

Burundi: Hafsa Mossi, ancienne ministre, assassinée

Sur les lieux de l'assassinat d'Hafsa Mossi, dans le quartier de Gihosha, dans l'est de Bujumbura, ce 13 juillet 2016.
© ONESPHORE NIBIGIRA / AFP

L'ancienne ministre burundaise Hafsa Mossi, a été assassinée ce mercredi 13 juillet à Bujumbura, a annoncé le porte-parole de la police, Pierre Nkurikiye. Hafsa Mossi était députée de l’Assemblée de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est. Elle a été tuée dans le quartier de Gihosha, dans l'est de Bujumbura, par « deux criminels dans un véhicule », a indiqué le porte-parole de la police.

Alors que les pourparlers inter-burundais se poursuivent ce mercredi 13 juillet encore en Tanzanie, les violences se poursuivent à Bujumbura. Ce matin, vers 10h30 heure locale, c’est une ancienne ministre qui a été assassinée. Elle était députée burundaise de l’Assemblée de la communauté des Etats d’Afrique de l’Est, l’institution sous régionale qui organise ces pourparlers.

Hafsa Mossi sortait de son domicile, dans le quartier de Gihosha, dans le nord-est de la capitale. Selon le porte-parole de la police, un véhicule immatriculé en Tanzanie lui a coupé la route, un homme a ouvert le feu avec un pistolet avant de prendre la fuite en tirant avec un fusil d'assaut de type AK-47. La victime est décédée avant d’arriver à l’hôpital.

Ancienne journaliste de la Radio-Télévision nationale et correspondante de la BBC pour le service swahili, Hafsa Mossi était aussi une femme politique. Membre du CNDD-FDD, elle était la porte-parole du président Pierre Nkurunziza lors de son élection en 2005 avant de devenir ministre chargée des relations avec la Communauté des Etats d’Afrique de l’Est.

Ceux qui l’ont connue décrivent une femme discrète et de nature modérée. Sur son compte Twitter, le président Pierre Nkurunziza a condamné « un acte ignoble et lâche », il a été suivi par une multitude de personnalités de tous bords. Le mode opératoire rappelle les vagues d’assassinats ciblés qu’a connu le Burundi depuis le début de la crise il y a plus d’un an mais qui, jusque-là touchaient essentiellement des militaires. Ces derniers jours, les médias locaux ont fait état de plusieurs cas de violences et de très nombreuses arrestations au Burundi.

 

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