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Mali

Mali: un mouvement peul revendique l’attaque de la base de l’armée dans le centre

Un camp de l'armée malienne a été attaqué à Nampala, à 400 kilomètres au nord-est de Bamako, près de la frontière mauritanienne.
© (Carte : RFI)

Au Mali, des individus ont attaqué le principal camp militaire de Nampala ce mardi matin. Des hommes armés ont pris le contrôle de ce camp qui se trouve dans le centre du pays tout près de la frontière mauritanienne et à plus de 500 kilomètres de Bamako, la capitale au centre du pays. Selon un bilan communiqué par le gouvernement malien et réactualisé, dix-sept soldats ont été tués dans l'attaque.

Tout a commencé tôt ce mardi matin, vers 5h. Des hommes lourdement armés ont attaqué le principal camp Nampala qui se trouve côté sud de la ville. C’est une importante base de l’armée malienne et les assaillants avaient, selon un témoin, des véhicules équipés. Des témoignages font état d'une quizaine de pick-up et de plusieurs motos.

Après avoir tiré longuement, ils ont pris le contrôle des lieux et planté un drapeau noir. Les assaillants ont ensuite incendié certains bâtiments et se sont emparés de matériel.

« Riposte d'envergure »

Certains soldats ont pu se replier vers Diabali, une localité située à une centaine de kilomètres. Mais selon le porte-parole du gouvernemement, l'armée était déjà parvenue à reprendre la ville en début d'après-midi et « une riposte d'envergure était en cours ».

Le bilan fait état de dix-sept morts parmi les soldats et trente-cinq blessés, selon le gouvernement malien.

Une revendication à prendre avec précaution

Sidi Cissé, président de l’Alliance pour la sauvegarde de l’identité peule, vient de revendiquer l’attaque. Son mouvement a été créé récemment. Elle avait pour but d'attirer l'attention du gouvernement sur des exactions dont serait victime la communauté peule. Le groupe se dit d'ailleurs prêt à des pourparlers avec les autorités. Mais il faut préciser que la principale association culturelle peule, de ressortissants peuls du Mali, Tabital Pulaaku, a dit ne pas se reconnaître dans ce mouvement.

Cette revendication et sa nature communautaire sont à prendre avec une extrême prudence : plusieurs spécialistes s'interrogent sur la capacité de ce mouvement à mener seul une telle action et soulignent la tendance de groupes terroristes comme Aqmi ou Ansar Dine à instrumentaliser certaines frustrations communautaires pour recruter.

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