Conférence sida: les résultats prometteurs d'un essai de vaccin évoqués à Durban

Un jeune garçon prend un médicament contre le VIH au centre Nkosi's Haven de Johannesbourg, en Afrique du Sud.
© Reuters/Siphiwe Sibeko

La 21e Conférence mondiale sur le sida s'est ouverte ce lundi 18 juillet à Durban. 16 ans après le premier événement organisé dans cette ville, d'immenses progrès ont été réalisés, mais 2,5 millions de personnes continuent d'être infectées chaque année par le VIH. Administrer un traitement à vie aux 37 millions de malades atteints par le virus est un énorme défi, économique, opérationnel et logistique. Les scientifiques se penchent aujourd'hui sur la possibilité d'un vaccin pour contrer définitivement l'épidémie.

Mettre au point un vaccin contre le sida : la perspective est aussi séduisante que révolutionnaire. Difficile à ce stade de savoir si ce projet est réalisable, mais les chercheurs se montrent optimistes, comme le virologiste Larry Corey, membre du Réseau des essais de vaccin anti-VIH : « Il y a 16 ans, l'idée même d'un vaccin contre le VIH n'était pas du tout à l'ordre du jour. Le fait que ce soit un sujet central lors de cette Conférence est bien la preuve des immenses avancées de la science. »

Pendant 18 mois, 252 patients ont participé à un test grandeur nature en Afrique du Sud, pour s'assurer de la fiabilité du protocole mis en place par les chercheurs. Une nouvelle étude menée sur 5 400 patients à haut risque va débuter dès le mois de novembre. Il s'agit cette fois de déterminer l'efficacité du vaccin testé.

Même un vaccin partiellement efficace peut avoir un impact énorme, selon le Dr Glenda Gray, à la tête de cette étude : « Nous estimons pouvoir obtenir un vaccin efficace à 50 %. Sachant qu'une circoncision masculine est par exemple efficace à moins de 60 %, même un vaccin efficace à 30 % serait très utile dans un pays durement touché par le sida. »

Une telle innovation bénéficierait d'abord aux populations les plus vulnérables : « Trouver un vaccin est la meilleure prévention que l'on puisse donner aux femmes. Ça les protégerait contre la violence de leur partenaire, elles n'auraient plus à négocier le port du préservatif. Il suffirait d'une simple injection dans le bras pour agir sur leur vagin. »

Les premiers résultats de ce nouveau test clinique devraient être connus d'ici cinq ans.

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