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Libye: les appels à unifier l’armée restent sans réponse

Des combattants libyens alliés au gouvernement soutenu par l'ONU tirent sur des éléments du groupe terroriste Etat islamique, à Syrte, le 15 juillet 2016.
© REUTERS/Goran Tomasevic

Tenue sous l’égide de l’ONU à Tunis, une réunion regroupant des membres du comité de dialogue politique inter-libyen a eu lieu entre samedi 16 et mardi 19 juillet. Les discussions ont porté sur la situation dans le pays ainsi que les entraves qui empêchent la mise œuvre de l’accord politique en Libye. Manque de liquidités, manque d'électricité, production de pétrole à l'arrêt : les participants ont demandé au gouvernement d’union nationale (GNA) de répondre aux besoins urgents des Libyens. Mais c'est la question de la sécurité qui était au centre des préoccupations.

La question de la sécurité est une priorité absolue en Libye. Toutes les parties s’accordent sur ce principe, mais les visions s'opposent et les méthodes diffèrent.
A Tunis, le Premier ministre libyen Fayez el-Sarraj a renouvelé son appel à unifier l’armée en Libye. Des rencontres avec des parties sécuritaires libyennes influentes ont eu lieu et les discussions ont porté autour de la formation de cette armée.

Cependant, plusieurs acteurs majeurs sur la scène militaire libyenne étaient absents de ces discussions. Dans ce cas, l'espoir de sortir avec des bons résultats demeure minime.

« Tous les problèmes de la Libye aujourd’hui sont liés à la situation sécuritaire. La seule issue, c’est une armée libyenne unifiée sous le commandement du Conseil présidentiel » du GNA, a déclaré à Martin Kobler, l’émissaire spécial de l’ONU pour la Libye, pendant les discussions de Tunis.

Mais toutes les tentatives de Kobler pour rencontrer le général Khalifa Haftar, le chef de l’armée de l’est de la Libye, sont restées infructueuses. Ces forces reprochent au gouvernement de Tripoli d'avoir mené la bataille de Syrte en s'appuyant sur les milices de Misrata, avant même d'unir l'armée.

« Tant que les chefs des milices et les chefs tribaux libyens ne seront pas associés au dialogue national nous n'arriverons à rien », nous affirme un responsable de l'est de la Libye.

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