Le Mali rend hommage aux soldats tués de Nampala

Dix-sept militaires maliens ont été tués par des hommes armés à Nampala, mardi 19 juillet 2016.
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Le Mali est de nouveau sous état d’urgence après l’attaque d’un camp militaire à Nampala, dans le centre, mardi, qui a coûté la vie à 17 soldats. Le pays a entamé un deuil national de trois jours ce jeudi 21 juillet, les drapeaux sont berne. Une cérémonie d’hommage était organisée à Ségou, à plus de 200 kilomètres de Bamako, en présence du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Beaucoup d’émotion ce jeudi au camp militaire de Ségou, le chef-lieu de la région de Nampala. Un millier de personnes s’étaient réunies pour assister à la cérémonie d’hommage aux 17 militaires maliens tués à Nampala. Musique aux morts, musique militaire, décoration à titre posthume. Quinze des dix-sept cercueils étaient là.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta, en costume strict, a pris la parole. « Nous sommes en deuil, nous pleurons nos enfants tombés au champ d’honneur. Certains avaient 20 ans, d’autres 30 », a-t-il ajouté. Et il a également demandé à la communauté internationale de comprendre son pays et de faciliter notamment l’acquisition d’hélicoptères afin de faire face à la situation.

Le chef de l'Etat avait dénoncé des « insuffisances » devant être « immédiatement corrigées » et réinstauré l'état d'urgence pour dix jours.

Tout en soulignant son soutien indéfectible aux forces de sécurité, le parti d'opposition Parena estime que les insuffisances se situent surtout au niveau politique. « Les défaillances ne sont pas seulement au niveau de l'unité de Nampala, mais au niveau politique parce que nous estimons que l'équipement des forces armées et de sécurité n'est pas conséquent, explique Djiguiba Keita, secrétaire général du Parena. La réponse n'est pas appropriée parce que l'état d'urgence n'a rien changé : les tueries continuent et le sang malien continue de couler depuis un an. Depuis qu'on a signé l'accord, c'est encore plus grave. Donc l'état d'urgence n'a rien réglé, donc ce n'est pas la solution approprié. La solution approprié c'est de mettre l'armée dans de bonnes conditions. Il faut que l'Etat investissent les milliards que nous votons pour l'armée et les forces de sécurité dans l'équipement de l'armée. »

L'attaque a été revendiquée par deux groupes armés, un peul, et un autre, jihadiste, le groupe Ansar Dine. Le ministère de la Justice malien a annoncé l'ouverture d'une enquête.

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