Militaires disparus au Tchad: des députés convoqués par le procureur

L'Assemblée nationale tchadienne à Ndjamena.
© AFP / Issouf Sanogo

Au Tchad, deux députés de l'opposition, candidats à la présidentielle d'avril 2015, ont été convoquésce mercredi chez le procureur. Celui-ci voulait les entendre dans le cadre de son enquête portant sur la disparition des militaires au lendemain de la présidentielle, en avril dernier. Ces militaires étaient soupçonnés d'avoir voté contre le président Idriss Déby. Les leaders de l'opposition, qui avaient évoqué la question, ont été convoqués comme témoins. Mais le rendez-vous n'a pas eu lieu.

Ce mercredi matin 20 juillet, trois avocats se présentent au bureau du procureur de la République pour le compte du député Saleh Kebzabo, leader de l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR) et chef de file de l’opposition. Ils indiquent au magistrat que leur client ne peut pas répondre à sa convocation parce qu’il jouit d’une immunité parlementaire.

Le magistrat objecte, expliquant qu’il souhaite l’écouter comme simple témoin. Saleh Kebzabo était l’un des premiers à évoquer l’affaire des militaires disparus au lendemain de la présidentielle. Non, lui répondent les avocats qui lui demandent d’obtenir d’abord l’accord du bureau de l’Assemblée nationale. La discussion s’arrête là.

Un autre député, Gali Ngothé Gatta, candidat à la présidentielle pour l’Union des forces démocratiques-Parti républicain (UFD-PR) et porte-parole de la Coordination des partis politiques pour la défense de la Constitution (CPDC), a lui aussi été convoqué mercredi, mais il est en déplacement et devra recevoir sa convocation à son retour.

Pour les conseils du député Saleh Kebzabo, cette convocation cache des intentions inavouées. Saleh Kebzabo, Gali Ngothé Gatta et quatre autres candidats à la présidentielle d’avril dernier ne reconnaissent toujours pas la réélection d’Idriss Déby et menacent de mettre en place un gouvernement dit de « salut national » le 8 août prochain, date limite de la fin du mandat du président Déby.

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