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RDC: fin de la visite du haut-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU

Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein, le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, le 16 octobre 2014.
© REUTERS/Denis Balibouse

Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l’homme a quitté la RDC. Pour sa première visite officielle depuis le début de son mandat, Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein s’est rendu dans les Kivus, à Goma, Bukavu, pour terminer par Kinshasa, la capitale. Il a rencontré le Premier ministre, le président de l’Assemblée, les responsables des services de sécurité et la société civile. Mais pas le président Kabila. C’est pourtant officiellement à son invitation que le haut-commissaire est venu. Au cours de sa rencontre avec les médias, il a appelé à la libération des prisonniers politiques, à l’ouverture de l’espace politique, des mesures sans lesquelles il n’y aurait aucun dialogue crédible, tout en reconnaissant des avancées.

Le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme fête ses vingt ans en RDC, rappelle le haut-commissaire presque en guise d’introduction.

Au cours de sa conférence de presse, Zeid Al-Hussein a commencé par dérouler les points positifs. L’engagement personnel du chef de l’Etat dans la lutte contre les violences sexuelles, notamment commises par les agents étatiques : 35 condamnations depuis le début de l’année. Le haut-commissaire souligne également les efforts appréciables de la RDC dans l’enquête et les poursuites contre ses casques bleus accusés en RCA. D’autant plus remarquables, insiste-t-il, que d’autres pays sont réticents.

Oui au dialogue politique, mais pas sans des avancées

Le haut-commissaire dit avoir visité pour la première fois le pays en 2004 et apprécie les progrès. Toutefois, dit-il, ces progrès seraient en danger.La restriction de l’espace politique, le double standard majorité opposition, l’instrumentalisation de la justice.

Zeid Al-Hussein dit soutenir l’initiative de dialogue du président Kabila, mais ce dialogue est « tout simplement impossible dans une atmosphère qui étouffe la discussion et où les médias indépendants et le respect des libertés fondamentales sont menacés ». Le haut-commissaire estime également que les jeunes devraient être encouragé à y participer et ceux qui s’expriment ne doivent pas être forcé « de se taire, ni punis pour avoir exprimé une opinion dissidente ». « Le peuple congolais a les mêmes droits que tout autre peuple, de se faire entendre et de participer aux décisions », conclut-il.

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