Madagascar: lancement de la 10e édition des Jeux de l'océan Indien

Une vue de la capitale Antananarivo à Madagascar.
© REUTERS/Thomas Mukoya

La 10e édition des Jeux de la commission de la jeunesse et des sports de l’océan Indien (CJSOI) s'est ouverte samedi 30 juillet au palais des sports d’Antananarivo, la capitale malgache. Des jeunes de moins de 18 ans de Djibouti, des Seychelles, de Mayotte, de la Réunion, des Comores et de Madagascar vont s’affronter jusqu’au 5 août.

Cette année, les autorités malgaches veulent à tout prix éviter les problèmes. L’année dernière, à la Réunion, les événements avaient tourné à l’incident diplomatique entre les Comores et Mayotte. Les Comores avaient quitté les Jeux après que la délégation de Mayotte a défilé avec le drapeau français. Les Comores revendiquent l’île de Mayotte car le département français fait partie géographiquement de l’archipel comorien.

La cérémonie d’ouverture s’est toutefois bien déroulée, samedi, malgré quelques tensions. Un superbe spectacle a marqué l’ouverture de ces Jeux de l’océan Indien et cette fois, la fête n’a pas été gâchée. Les règles étaient claires : aucun drapeau national n'était autorisé. « Il est bien écrit noir sur blanc, dans la charte, que lors des cérémonies officielles d'ouverture et de clôture, seul le drapeau des Jeux de la CJSOI peut être hissé et porté par toutes les délégations », explique le ministre des Sports malgache et président de la CJSOI Jean Anicet Andriamosarisoa.

Mayotte privée de drapeau français

Le ministre avait même proposé que les drapeaux soient interdits lors des remises de médailles. Les règles prévoient que seule Mayotte n’a pas le droit de hisser le drapeau français, tant que le litige territorial avec les Comores n’est pas réglé.

« La présidence de la CJSOI a fait une proposition pour que tous les pays montent le drapeau de la CJSOI lors des remises de médaille pendant ces Jeux. Mais les autres pays n'ont pas accepté ça, ils ont exigé que la charte soit appliquée », a-t-il encore expliqué.

Samedi, les événements ont failli déraper, car le logo de la France - Marianne sur fond bleu, blanc, rouge - était présent sur les survêtements des athlètes mahorais. Un détail qui n’a pas échappé au ministre des Sports comorien qui s’est senti offensé. Il a demandé une réunion pour discuter du problème. Mais après la cérémonie, les tensions sont retombées. La réunion a été reportée.

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