Libye: Syrte et Benghazi théâtres de violents affrontements

Des combattants alliés au gouvernement d'union nationale combattent le groupe Etat islamique à Syrte, le 31 juillet 2016.
© REUTERS/Goran Tomasevic

En Libye, l'offensive menée par les forces progouvernementales sur Syrte se poursuit. Cette ville côtière, et centrale, est tenue par le groupe Etat islamique depuis plus d'un an. Et depuis ce lundi, l'aviation américaine mène une campagne de frappes ciblées à la demande des autorités libyennes. Le président américain, Barack Obama, a confirmé que ces frappes se poursuivraient pour un mois.

Neuf frappes aériennes américaines ont eu lieu depuis trois jours en Libye. Elles ont visé des positions bien précises de l'Etat islamique à Syrte : « Avec leur degré de précision, elles vont aider à anéantir des cibles entre les maisons qui sont difficiles à atteindre par nos hommes », explique Reda Issa, un porte-parole des forces qui tentent de reprendre Syrte. Le président Barak Obama a annoncé dans la nuit de mardi à mercredi que les frappes allaient durer un mois. Dans le même temps, le Pentagone a reconnu la présence de quelques Américains en mission de renseignement à Misrata.

Ces frappes américaines sont devenues un sujet supplémentaire de discorde entre Libyens. Pour le Parlement installé à Tobrouk dans l'Est, il s'agit d'ingérence dans les affaires intérieures du pays. C'est pour soutenir politiquement le conseil présidentiel que ses frappes ont lieu et non pas pour faire la guerre à l'EI, affirme Tobrouk. Ce Parlement a adressé une invitation à l'ambassadeur américain pour venir s'expliquer devant lui suite aux frappes, mais il est fort probable que cette demande ne soit pas suivie d'effet.

Attentat à Benghazi

Dans le même temps, il y a eu mardi 2 août un attentat à la voiture piégée à Benghazi. Une action qui n’est pas liée aux frappes américaines. Cette fois-ci, c’est une autre guerre qui se déroule entre les forces du général Haftar et les extrémistes de Benghazi. Le bilan fait état de 23 morts et 27 blessés dans le rang de l'armée de l'Est qui combat à Benghazi.

Ces affrontements, qui durent depuis plus de deux ans, se poursuivent dans le quartier d'al-Gawarcha, où a eu lieu cet attentat. Une attaque revendiquée par le conseil de Choura de Benghazi, un groupe islamiste proche d’al-Qaïda au Maghreb islamique et d’Ansar al-charia. Ce mouvement a subi des lourdes pertes ces dernières semaines suite à des bombardements de l'aviation de l'armée de l'Est.

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