Madagascar: des anciens sénateurs sous la transition réclament une «convention»

Face à une situation jugée critique par d'anciens sénateurs sous la transition, le gouvernement malgache appelle ses opposants à attendre les prochaines élections. Ici, le président Hery Rajaonarimampianina, le 5 mars 2016. (Photo d'illustration)
© RFI/Sarah Tetaud

Des anciens sénateurs sous le régime de transition étaient réunis ce vendredi 5 août à Antananarivo pour demander la mise en place d’une « convention », comme en 1991 : après plusieurs mois de crise, un groupe d’opposants avait forcé le régime à accepter un changement radical de politique et un changement de constitution, marquant le début de la 3e république. Cette demande n'est pas nouvelle, mais du côté du pouvoir, on préfère dire d’attendre les prochaines élections.

Corruption, pauvreté, insécurité. Madagascar ne sort pas des difficultés. Et selon les anciens sénateurs du régime de transition, comme Roger Ralison, la situation est devenue critique. « Actuellement, Madagascar traverse une crise très profonde et nous avons peur qu'une explosion sociale se produise dans notre pays », dit-il à RFI.

Persuadé que les prochaines élections présidentielles en 2018 ne seront ni libres ni transparentes, il demande, comme d’autres avant lui, un changement radical. « Le président de la République reste toujours président de la République et un gouvernement d'union nationale devrait être mis en place, ainsi qu'une nouvelle structure, afin de pouvoir vraiment élaborer une nouvelle Constitution. »

Bras de fer

Joint par téléphone, Rivo Rakotovao, le président du HVM, le parti au pouvoir, estime au contraire qu’une telle convention ramènerait le pays en arrière, dans une nouvelle crise politique. « Les difficultés du pays sont la faute de tous les dirigeants, y compris ceux qui demandent le changement aujourd’hui. Attendons les prochaines présidentielles dans 2 ans. », dit-il.

Ces anciens sénateurs ne sont pas les premiers à réclamer des élections anticipées. Il y a quelques jours, des leaders syndicaux, des journalistes ainsi que quelques associations religieuses ont également demandé la mise en place d’une convention.

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