RDC: à Beni, Joseph Kabila appelle au renouvellement de la classe politique

Le président congolais Joseph Kabila, en octobre 2015 à Beni.
© © AFP PHOTO/ALAIN WANDIMOYI

Ce dimanche 7 août, à Beni, dans le Nord-Kivu, le chef de l’Etat congolais Joseph Kabila a conféré avec les différentes composantes des forces vives. Au menu, l’insécurité récurrente dans la région de Beni, où la dernière attaque à Mamiki, localité proche d'Oïcha, a fait trois morts : un militaire de l’armée gouvernementale et deux présumés rebelles ougandais de l’ADF.

« Le renouvellement de la classe politique est une nécessité en RDC. » Joseph Kabila l’a dit aux jeunes de Beni, où il s'est arrêté trois jours à son retour d'une visite officielle en Ouganda. Les jeunes ont été invités à participer nombreux aux prochaines élections.

Ainsi, la vieille génération des politiciens devrait être définitivement mise hors le jeu. Le président de la République a en effet accusé ceux qui ont un demi-siècle ou plus de vie dans la politique d’amener la jeunesse à boycotter le processus d’une démocratisation que le chef de l’Etat a lui-même qualifié d’« irréversible ».

« Appartenir à l’opposition n’est pas un péché », selon Joseph Kabila qui a condamné les actes contraires au patriotisme, des actes qui, selon lui, « menacent la vie de la nation ».

Le président congolais s’est aussi félicité d’appartenir à une génération qui a libéré le pays et ramené la démocratie. Toutefois, Joseph Kabila, dont le dernier mandat constitutionnel expire en décembre prochain, est soupçonné par l’opposition de vouloir se maintenir au pouvoir.

A Beni, le président congolais a également rencontré la société civile, auprès de laquelle il a évoqué la situation sécuritaire tendue dans la région, notamment à cause des rebelles ougandais ADF. « Nous avons demandé au président de la République de faire tout ce qui est en son pouvoir pour y mettre fin, indique le révérend pasteur Gilbert Kambale Kamate, président de la société civile de Beni contacté par RFI. Les promesses ne suffisent pas. Il faut que des actions concrètes soient suivies ! Donc disons qu'on est satisfaits, mais pas totalement. »

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