Togo: un rapport dénonce les conditions de travail dans la zone franche

Vue de Lomé, capitale du Togo.
© Creative commons Flickr CC BY-NC 2.0 Joshua Turner/Climate Centr

Au Togo, les employés oeuvrant dans les entreprises encadrées par les dispositifs de la zone franche travaillent dans des conditions très difficiles. Diverses associations et ONG ont plusieurs fois déploré les conditions de vie dans les entreprises de cet espace. Cette fois-ci, la Commission nationale des droits de l'homme entre dans le débat. Dans un rapport, l'organisation révèle une situation de misère et de non-droit dans ces sociétés.

Dans le cadre de la zone franche, découvre-t-on dans le rapport de la Commission nationale des droits de l'homme, le rythme de travail va du temps partiel à temps plein en fonction des commandes avec une durée de travail variant entre 8 et 12 heures.

Si certains employés ont droit au minimum conventionnel comme salaire, beaucoup comme les temporaires sont encore payés à la pièce. Pas de sécurité sociale, pas de comité de sécurité et de santé, encore moins d'assurance dans le cas où il y a risque d'accident de travail. « La première grève menée par le Synatrazoft, a déclaré Jean Kodjovi Agbanan, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la zone franche, sans vous mentir, a suivi les procédures, mais 120 travailleurs ont été licenciés abusivement. Les gens ne sont même pas déclarés dans certaines entreprises, ils ne bénéficient pas de congés maternité ».

Respecter le Code du travail

Toujours selon le rapport de la CNDH, tout cela est dû à l'irrévérence des employeurs. Le pasteur Edoh Komi, président du mouvement Martin-Luther-King, la voix des sans voix, précise qu'il y a plusieurs manquements que les pouvoirs publics doivent régler dans les entreprises de la zone franche. « Ceci se justifie par le fait qu’il y a un manque de personnel au niveau de l’expression du travail, il y a aussi le refus de ces sociétés d’appliquer les décisions et les jugements qui ont été prononcés par le tribunal du travail », estime-t-il.

La Commission nationale des droits de l'homme demande au gouvernement à cet effet de contraindre les entreprises au strict respect du Code du travail, renforcer le contrôle des inspecteurs de travail, insuffisant selon syndicats et associations, et de veiller à la protection de l'environnement où sont abandonnés les eaux usées et les produits chimiques utilisés.

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