Congo: le pouvoir vante le «vivre ensemble » à l’approche de la fête nationale

Le président congolais Denis Sassou-Nguesso.
© REUTERS/Anis Mili/Files

Le maire de Brazzaville et le Premier ministre ont invité des représentants de la classe politique congolaise à « intérioriser la notion du vivre ensemble » à l'occasion d'un cocktail mercredi 10 août. Certains opposants ont répondu à l'invitation, mais ont déploré le fait que le dialogue qu'ils réclament n'a pas été évoqué, notamment à l'approche de la Fête de l'indépendance.

Chaudes accolades et poignées de mains, petites tapes à l’épaule, chuchotements à l’oreille. Pour les autorités le message était clair : cinq mois après la réélection de Denis Sassou Nguesso, l’heure est à la réconciliation.

« Un seul camp ne peut pas bâtir le Congo. Non, il faut que tous les fils de ce pays autour du président de la République travaillent main dans la main pour que demain on ait les résultats escomptés », explique Hugues Ngouélondélé, député-maire de la capitale du Congo, Brazzaville, l'un des initiateurs de la rencontre.

Pour le Premier ministre Clément Mouamba, également initiateur de ce « cocktail du vivre ensemble », le moment est arrivé de tourner le dos aux préjugés. « Nous avons beaucoup de préjugés, souvent réducteurs. Il faut les chasser d’où qu’ils viennent. Le vivre ensemble est possible dans nos quartiers, dans nos villages, dans nos villes, il est possible dans tout le pays », assure-t-il.

 

Parmi ceux qui avaient répondu présent, Paul-Marie Mpouélé, d’anciens membres de l’UPADS, Jean-Baptiste Bouboutou Bemba, l’un des porte-parole du candidat André Okombi Salissa. Farouchement opposé au référendum et au troisième mandat du président Sassou-Nguesso, l’opposant Christophe Moukouéké, également présent a déploré le fait que le dialogue n’ait pas été évoqué au cours de cette rencontre : « Je n’ai pas entendu ça ni dans l’introduction, ni dans le discours du maire, ni dans le discours du Premier ministre. J’en suis quelque peu désolé », a-t-il déclaré.

Le maire Hugues Ngouélondélé a souhaité que tous les Congolais se retrouvent le 15 août à l’occasion de la Fête de l’indépendance.

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