Coup d'Etat au Burkina Faso: le général Djibrill Bassolé maintenu en détention

Djibrill Bassolé, lorsqu’il était ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, en déplacement au Mali, le 1er avril 2012.
© AFP PHOTO/ ISSOUF SANOGO

La Cour de cassation burkinabè a rejeté ce vendredi 12 août la demande de mise en liberté provisoire du général Djibrill Bassolé. L’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré est incarcéré depuis le coup d'Etat manqué de septembre 2015.

Au Burkina Faso, la Cour de cassation a rejeté ce vendredi 12 août la demande de mise en liberté provisoire du général Djibrill Bassolé. Les avocats de l’ex-ministre burkinabè des Affaires étrangères avaient déposé une demande auprès de la Cour de cassation afin qu’elle constate des « violations répétées » des droits de leur client.

Si la Cour a jugé recevable le recours dans sa forme, elle l’a rejetée car étant « mal fondé ». Djibrill Bassolé est incarcéré pour son implication présumée dans le putsch de septembre 2015 contre le gouvernement de la transition au Burkina Faso.

La Cour de cassation a jugé irrecevable dans le fond le recours pour violations de droits du général. Les avocats de Djibrill Bassolé n’avaient pas demandé expressément une mise en liberté provisoire de leur client.

« Nous attendons de voir la motivation de la décision. Nous n’avons pas demandé directement, frontalement, la mise en liberté provisoire. Nous avons demandé au juge suprême de constater que dans toute la procédure, dans la manière d’apprécier ou de traiter le dossier tant par le juge d’instruction que par la chambre de contrôle, différents textes ont été violés », assure maître Dieudonné Bonkoungou.

Incarcéré depuis septembre 2015

Me Dieudonné Bonkoungou, l’un des avocats de Djibrilll Bassolé, estime n’avoir « pas été convaincu par l'argumentaire du juge de première instance et du juge d’appel ». « Dans les décisions, il ne transparaît pas de motif valable pour continuer à détenir monsieur Bassolé », avance-t-il. D’où la saisine de la Cour de cassation.

En attendant de savoir les motivations de la Cour de cassation sur le rejet de ce nouveau recours, les avocats du général Djibrill Bassolé entendent introduire d’autres demandes de mise en liberté provisoire pour l’ex-patron de la diplomatie burkinabè.

Depuis le coup d’Etat manqué de septembre 2015, le général Djibrill Bassolé est incarcéré à la maison d’arrêt et de correction des armées. Il est inculpé avec le général Gilbert Diendéré, entre autres, pour haute trahison et d’atteinte à la sûreté de l’Etat, de collusion avec des forces étrangères, de meurtres, de coups et blessures.