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RDC

RDC: l'Eglise catholique poursuit ses consultations avec les acteurs de la crise

L'évêque Santedi (D) lit une déclaration de la Cenco, en 2012 (photo d'archives).
© JUNIOR D.KANNAH / AFP

Après le facilitateur de l'Union africaine et le G7 mercredi, les évêques de la conférence épiscopale ont reçu majorité, Opposition républicaine, Dynamique de l'opposition et l'UDPS et ses alliés. L'objectif : obtenir la tenue effective d'un dialogue inclusif, là où tous les autres ont échoué. Deux points d'achoppement : le facilitateur récusé par l'opposition, soutenu par la majorité, et les mesures de décrispation dont la libération des prisonniers politiques et la fin des poursuites contre des opposants comme Moise Katumbi. Jusqu'ici, la démarche entreprise par les évêques semble accepter par tous et l'espoir renait.

Il y a ceux qui refusent de voir le facilitateur Edem Kodjo. Le rassemblement de l'opposition l'a récusé. Il y a ceux qui trainaient les pieds pour rencontrer le groupe de soutien. La majorité a envoyé un émissaire à la toute dernière minute et qui n'a rencontré que certains membres. D'autres encore qui ont refusé de traverser la frontière pour voir le président Denis Sassou-Nguesso.

Premier motif de satisfaction : tous les acteurs ont volontiers répondu à l'appel des évêques de la Cenco, les ont remercié de leur implication allant même, c'est le cas de l'UDPS et alliés, jusqu'à demander leur participation à la facilitation du dialogue à venir. Chaque délégation a pu s'entretenir avec eux pendant plusieurs heures, a eu l'impression de pouvoir exprimer ses préoccupations et d'être entendu.

Et surtout l’impression d'avoir pu discuter des problèmes sur le fond, d'où la longueur des entretiens, en entrant dans les cas particuliers, face à des évêques qui comprennent la situation, ont souligné plusieurs acteurs tous bords confondus. « Ils ont des pistes de solutions », assurait un membre de l'opposition. « On a toujours dit qu'on discuterait plus efficacement entre Congolais », confiait un responsable de la majorité.

Tous ont reconnu l'absolue nécessité d'un dialogue même si sur la forme, des divergences demeurent. Et au sein de la communauté internationale, certains rêvaient même jeudi soir d'un scénario où le facilitateur et le groupe de soutien ne seraient plus que témoins d'un dialogue inter-congolais, avec l'Eglise au milieu du village.

Les évêques de la Cenco devraient rencontrer ce vendredi des représentants de la société civile, une délégation de la commission électorale, ainsi que des acteurs vus ces derniers jours pour approfondir les discussions.

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