Vers un retrait des soldats de la Cédéao en Guinée-Bissau

Des soldats du contingent Ecomib de la Cédéao, en Guinée-Bissau, le 6 juin 2012. (Photo d'illustration)
© ALFA BALDE / AFP

Le président de la Commission de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), faisant le bilan de deux jours de visite, a exhorté les Bissau-Guinéens à résoudre par eux-mêmes la crise politique que connaît leur pays depuis un an. Arrivé samedi 13 août sous une pluie battante, Marcel Alain de Sousa, accompagné du nouveau représentant résident de la Cédéao, l'Ivoirien Blaise Diplo, a rencontré les autorités et visité le cantonnement du contingent de la Cédéao (Ecomib). La crise demeure toujours profonde, mais la Cédéao envisage un retrait de ses hommes pour des raisons budgétaires.

Une courte visite, mais avec un programme très chargé qui a permis au président de la Cédéao de constater la situation de crise que vit la Guinée-Bissau depuis un an. Le dialogue est rompu entre les partis et les portes du Parlement fermées.

« Je savais que le Parlement est bloqué actuellement à cause des problèmes entre le PRS [Parti de la rénovation sociale], le PAIGC [Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert], etc, a déclaré Marcel Alain de Sousa. Ce que la Cédéao souhaite, c’est que le retour du dialogue entre toutes les parties. Qu’on se retrouve peut-être autour d’une conférence nationale pour dire tout ce qui ne va pas, qu’on prenne des résolutions et qu’on réorganise pour que ça démarre. »

La profondeur de la crise nécessite cependant le maintien sur place du contingent de la Cédéo. Mais pour combien de temps encore ? D’autant plus que l’organisation est confrontée aujourd’hui à une crise financière très grave et certains Etats réclament déjà le retour de leurs troupes.

« Ecomib [la mission ouest-africaine pour Bissau, ndlr] est sur place depuis 2012 et ne va pas rester éternellement en Guinée-Bissau, a rappelé le président de la Commission de la Cédéao. Ça coûte cher et de plus en plus de chefs d’Etat m’ont demandé d’organiser la démobilisation. » Une rencontre est envisagée à Abuja. Elle servira probablement à détendre le climat politique.

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