Libye: deux attentats de l'EI frappent les forces pro-gouvernementales à Syrte

Les deux attentats se sont produits, le 18 août 2016, à Gharbiyate, une zone à l'ouest de Syrte, sous contrôle des forces progouvernementales depuis plus d'un mois.
© REUTERS/Ismail Zitouny

En Libye, les forces du gouvernement libyen d'union nationale (GNA) sont en train de chasser les combattants du groupe Etat islamique des derniers secteurs qu'ils occupent dans la ville de Syrte. Mais l'armée fidèle au gouvernement de Tripoli a dans le même temps subi un dur revers jeudi dans Syrte. Deux voitures piégées ont explosé derrière leurs lignes à l’entrée ouest de la ville. L’organisation Etat islamique a clamé la responsabilité les deux attentats suicide qui auraient fait une dizaine de morts dans les rangs militaires, selon l'AFP.

Le bilan est lourd : 12 morts et 80 blessés dans le rang des milices de l'Ouest libyen qui essaient depuis plus de trois mois de reprendre la ville aux mains du groupe Etat islamique. Les attentats ont visé un rassemblement de ces forces dans le secteur de Gharbiyate à Syrte. Les deux membres kamikazes sont venus de l'extérieur de la ville, alors que les responsables libyens annonçaient que Syrte serait libérée dans quelques heures.

Il ne reste plus qu'un secteur sous contrôle de l'EI dans Syrte, mais les membres de cette organisation qui y sont restés sont décidés à aller jusqu'au bout. Dans une déclaration à RFI, le colonel Mohammed al-Ghasri, porte-parole de l'opération de Syrte, indique que les membres de l'EI dans la ville utilisent maintenant femmes et enfants dans les opérations suicide contre les forces de Tripoli, ce qui ralentit leur avancée.

De son côté, l’organisation Etat islamique, dans ses images de propagande, montre des femmes toutes de noir vêtues qui seraient ceinturées d'explosifs dans la ville même de Syrte.

Le groupe EI confirme la mort de son chef en Libye

L'organisation Etat islamique, par la voie de sa revue hebdomadaire officielle Al-Naba, confirme la mort de son émir en Libye. La revue Al-Naba révèle même sa vraie identité. Il s'agissait de Wissam Najm al-Zubaidi ou d'Abou Nabil al-Anbari de son nom de guerre. Il était irakien. Il est présenté comme le bras droit de Baghdadi, le chef du groupe EI, ils étaient ensemble dans la prison de Boka puis à Abou Ghraib. Il a fui la prison pour devenir wali de la région Salah Eddine en Irak avant d'arriver en Libye.

Sa mort était annoncée par les Américains en novembre de l'année dernière. Mais l'organisation a gardé le silence sur sa mort jusqu'à cette semaine. Il serait mort à Darna, ville de l'Est de la Libye, bombardée systématiquement par l'armée de l'Est de ce pays dirigé par le général Khalifa Haftar.

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