Le Burkina Faso fait la chasse à l'huile frelatée

Le marché de Bobo-Dioulasso, au Burkina Faso.
© Wikimedia Commons

Les forces de sécurité et la Ligue des consommateurs du Burkina (LCB) mènent un combat sans merci contre les commerçants qui proposent des produits impropres à la consommation à leurs clients. Après 30 tonnes de poulets congelés, la semaine dernière, c’est 1 200 bidons d’huile alimentaire qui viennent d’être saisis à Bobo-Dioulasso, la deuxième ville du pays.

Fabriquée de manière artisanale et dans des mauvaises conditions, cette huile était destinée au marché local, dans un pays où la majorité des habitants ne disposent pas de moyens pour faire la différence entre de l'huile de bonne ou de mauvaise qualité, comme ici au marché d’Oscar Yaar à Ouagadougou.

A l’entrée d’Osacr Yaar, des commerçants exposent dans des bouteilles de l’huile alimentaire. Adama Derra et ses voisins, tous des revendeurs, se contentent de la couleur de l’huile, son odeur et sa marque pour apprécier sa qualité.

« Il y a de l’huile qui n’est pas bonne. Quand on ouvre le bidon on sent à l’odeur si elle est bonne ou non, c’est comme ça qu’on voit la différence », explique l'un d'eux. « Dans une bonne huile la couleur est claire, limpide et sans odeur. Par contre, quand une huile est mauvaise, elle est lourde et elle a une odeur », ajoute un autre.

Une situation identique au niveau des consommateurs. Ne disposant pas de critères scientifiques pour choisir une bonne huile, Madame Ndiaye et Sophie se fient à leur expérience de cuisinières. « Quand on fait nos préparations, on sait quelle huile est bonne et quelle huile est mauvaise », indique l'une d'elles. « A vue d'œil on ne sait pas vraiment quelle huile est frelatée ou non », avoue l'autre.

Les revendeurs du marché d’Oscar Yaar saluent la saisie de 24 000 litres d’huile fabriquée de façon artisanale et impropre à la consommation par la gendarmerie nationale à Bobo-Dioulasso. « Je suis satisfait que le ministère puisse nous aider à combattre ce fléau car il en va de la santé de la population », se réjouit l'un des commerçants.

Depuis le début de l’année, plusieurs produits alimentaires impropres à la consommation ont été saisis au Burkina Faso.

A (RE)ECOUTER :«L'ouverture du marché a facilité l'importation de la coupe de poulets congelés»

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