Défense: Madagascar accueille l'exercice militaire «Africa Endeavor»

Vue de Fort-Dauphin depuis le pic Saint-Louis, à Madagascar. Pour la sécurité maritime, situé à Antananarivo, le Centre régional de fusion d’informations maritimes (CRFIM), est ouvert 7/7 jours, 24/24 heures.
© PFFD/CC/Wikimedia Commons

Durant cinq jours, Madagascar a accueilli pour la première fois sur son sol, « Africa Endeavor », un exercice annuel de communication du commandement des Etats-Unis pour l'Afrique. Ce symposium a regroupé 46 pays dont 40 africains. Objectif : permettre aux chefs militaires d'analyser les capacités actuelles de leurs forces à communiquer entre elles pendant d'éventuelles opérations conjointes, et de développer des procédures normalisées pour améliorer les futures interventions.

Les 130 officiers africains présents à cette 10e édition de l'« Africa Endeavor » sont repartis avec des histoires plein la tête. Cette fois, il ne s'agissait pas d'un exercice de simulation, mais plutôt, comme l'explique le général Jacques Randzaka Ranjaka, directeur des systèmes informatiques et de télécommunication au ministère malgache de la Défense, d'un « partage d'expériences et de savoir-faire ».

« Promouvoir le dialogue »

Pour le capitaine de frégate Jean-Edmond Randrianantenaina, « l'utilité d'une telle rencontre est de promouvoir le dialogue entre les pays susceptibles de travailler ensemble dans le cadre d'opérations de maintien de la paix ou de catastrophes en Afrique, et de voir ce qui fonctionnerait et ce qui ne fonctionnerait pas, dépendamment des outils dont disposent nos armées. »

La communication et le partage d'informations ? Un véritable défi pour Madagascar et ses voisins. Le capitaine en sait quelque chose ; depuis avril, il dirige le Centre régional de fusion d'information maritime. Un outil dont la réussite sera conditionnée en partie par la quantité d'informations recueillies auprès des pays partenaires. Dans le cadre de l'« Africa Endeavor », il a d'ailleurs fait visiter son QG à une flopée d'officiers. Impressionnés, certains d'entre eux ont formulé des promesses d'échanges d'informations. Une véritable avancée pour le CRFIM.

Si les Américains jouent les facilitateurs et les grands financeurs de ce symposium, c'est évidemment pour préserver certains de leurs intérêts. Lutte contre le terrorisme à court terme. Mais à long terme, il s'agit surtout de former les armées locales à répondre efficacement aux crises et aux menaces transnationales.

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