Zimbabwe: une «journée ville morte» peu suivie

Une femme marche dans les rues d'Harare, la capitale zimbabwéenne, à l'occasion d'une « journée ville morte » le 31 août 2016.
© REUTERS/Philimon Bulawayo

Ce mercredi, les Zimbabwéens ont peu suivi l'appel à la grève générale lancé par des opposants au président Robert Mugabe pour protester contre l'effondrement de l'économie. Les organisateurs justifient cette faible mobilisation par l'intimidation des forces de sécurité.

Ce 31 août était l'occasion d'une « journée ville morte » au Zimbabwe. Les différents mouvements de la société civile appelaient la population à rester chez elle pour protester contre le gouvernement du président Robert Mugabe. Depuis des mois, la contestation s’amplifie contre un régime, au pouvoir depuis 1980, accusé d’être responsable de la faillite économique du pays.

Mais cette journée n’a pas eu le succès escompté par les organisateurs. Ce matin à Harare, la capitale, la circulation était certes ralentie mais les banques restaient ouvertes, tout comme de nombreux commerces.

Les leaders du mouvement #Tajamuka (« Nous sommes agités » en français) derrière cette mobilisation, disent ne pas être déçus. D’autant plus que selon eux, le gouvernement a menacé de retirer leur licence aux commerçants qui n’ouvriraient pas aujourd’hui. Et l’armée a été déployée un peu partout dans les quartiers de la ville pour intimider la population. Vendredi dernier déjà, plus de 70 personnes ont été arrêtées lors de heurts entre la police et des manifestants, et les observateurs craignent une escalade de la violence.

La mobilisation continue

Pour autant, les mouvements de la société civile ne se découragent pas. En dépit de cette faible mobilisation, le porte-parole du groupe Hardlife Mudzingwala assure que la campagne va se poursuivre.

« Nous n'allons pas nous reposer sur nos lauriers, nous allons continuer, a-t-il martelé. Nous l'avons dit plu sieurs fois, l'objectif est que Robert Mugabe quitte le pouvoir d'ici au 31 décembre. A la fin de l'année Mugabe sera de l'histoire. Nous ne voulons plus qu'il préside un pays dont l'économie est à genou. Tant qu'il sera à la tête du pays, nous continuerons. »

Prochain rendez-vous est donc donné ce vendredi 2 septembre. Cette fois-ci, l’opposition politique descendra dans la rue.

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