Présidentielle au Gabon: plusieurs blessés par balle dans des heurts

Des infirmières s'apprêtent à soigner un homme blessé dans des affrontements avec les forces de l'ordre, à Libreville, le 31 août 2016.
© MARCO LONGARI / AFP

Après l'annonce de la réélection d'Ali Bongo à la tête du Gabon, des affrontements ont éclaté entre les forces de l'ordre et des partisans de l'opposition qui affirment que la victoire leur a été volée. La police a utilisé des gaz lacrymogènes et des canons à eau pour les disperser. Des blessés par balle sont également à déplorer.

Six jeunes hommes ont été blessés par balle et transportés dans une polyclinique par d’autres manifestants à partir de 21h ce mercredi, où ils ont été pris en charge par le personnel soignant. L’un était en état de choc, un autre passait un scanner, d’autres se faisaient nettoyer leurs plaies et poser des pansements. Ils ont été touchés à l’avant-bras, au flanc, dans le dos, à l’abdomen ou encore à la cuisse.

Tous affirment que ce sont les forces de l’ordre qui leur ont tiré dessus durant cet après-midi de violence. L’un d’eux, Merlin, affirme qu’il se trouvait devant l’Assemblée nationale. Il raconte à RFI que plusieurs blindés sont arrivés. Les gardes ont tiré des gaz lacrymogènes, semant la confusion.

Il explique avoir tenté d’aider quelqu’un qui suffoquait à se relever, avant de recevoir une balle dans le dos, tirée selon lui par les forces de l’ordre défendant la Radio-Télévision gabonaise. Selon lui, ce sont « des lâches travaillant pour le président Bongo et au détriment du peuple gabonais. Ils préfèrent protéger le chef de l’Etat », dit-il, avant d’affirmer qu’il est prêt à retourner manifester au plus vite si on le laisse sortir.

Arsène a lui été touché au bras au boulevard Charbonnages, près du quartier général de Jean Ping. Il affirme que des policiers armés de fusils se sont déployés face à eux. Ils auraient d’abord utilisé des canons à eau puis des gaz lacrymogènes, avant de tirer là encore à balles réelles.

Allongé sur un brancard, l'homme ne répond plus, il est en état de choc

Ecoutez le reportage de notre envoyé spécial à la polyclinique Chambrier de Libreville
01-09-2016 - Par Sébastien Nemeth

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