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Burkina Faso

Burkina Faso: deux morts après l’attaque d’un poste de douane dans le Nord

Un militaire burkinabè monte la garde devant un bâtiment à Ouagadougou, en novembre 2016.
© REUTERS/Joe Penney

Au Burkina Faso, deux personnes ont été tuées et trois autres blessées après l'attaque d'un poste douanier dans le nord du pays, près de la frontière avec le Niger. C'est la première fois que les services douaniers sont visés, mais les attaques contre les forces de l'ordre se sont multipliées ces derniers mois dans la province de l'Oudalan frontalière avec le Mali et le Niger.

L'attaque a eu lieu à Markoye, à une cinquantaine de kilomètres de la frontière avec le Niger. Vers 22 heures des assaillants non identifiés ont attaqué à l'arme automatique le poste douanier de cette localité.

Les tirs ont fait deux morts : le douanier et un pisteur, un civil qui sert d'assistant aux douaniers pour se repérer et se déplacer dans cette zone désertique. Trois douaniers ont également été blessés et transférés vers l'hôpital le plus proche.

Acte de banditisme ou acte terroriste ? La raison de cet assaut n'est pas encore connue, le nombre et l'identité des assaillants non plus. Le procureur de la ville voisine de Dori est ce vendredi sur place pour mener son enquête.

Pas d'explication officielle non plus sur la raison de cette attaque, mais les problèmes d'insécurité sont fréquents le long de la frontière avec le Mali et le Niger. En juin dernier, c'est un poste de police qui avait été attaqué par des bandits près de la frontière malienne faisant, cette fois, trois morts.

Sept attaques en près d'un an

Depuis 2015, sept attaques de postes de police ou de gendarmerie ont eu lieu dans cette province toute au nord du pays qui jouxte à la fois le Mali et le Niger. Mais à ce jour aucun auteur de ces assauts n'a été arrêté.

Avec des frontières extrêmement longues et poreuses, le Burkina Faso est peu à peu devenu la cible de groupes terroristes. Des groupes qui se sont restructurés après avoir été frappés par les opérations militaires au Mali depuis janvier 2013.

Des groupes qui ont profité aussi du vide sécuritaire laissé après le départ de Blaise Compaoré en 2014 et l'élection d'un nouveau président 13 mois plus tard. Aujourd'hui, les autorités de Ouagadougou peinent à contrôler la sécurité dans cette zone.

En janvier dernier, un couple d'Australiens avaient été kidnappés par Al-Qaïda au Maghreb islamique dans le nord du Burkina Faso. Seule la femme, Jocelyn Eliott, a été libérée, au Niger.

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