Burkina: les médias publics en grève pour de meilleures conditions de travail

Un plateau de la télévision publique du Burkina Faso.
© Eric Guglielmi

Au Burkina Faso, les médias publics n'ont diffusé que de la musique mercredi 7 septembre. Les travailleurs des services publics de la communication ont déserté leurs rédactions et bureaux pour une grève de 24 heures à l’appel du Syndicat national des travailleurs de l'information et de la culture (SYNATIC). Ils revendiquent de meilleures conditions de travail et une revalorisation de leurs salaires. Même les audiences du président, généralement couvertes par la télévision et la radio n'ont pas échappé à ce mouvement de débrayage.

Salle de rédaction déserte, studios et bureaux fermés à clé. Impossible de rencontrer un agent dans les couloirs de la maison de la radio à Ouagadougou. Seuls le directeur et son rédacteur en chef sont assis dans leur bureau écoutant la musique diffusée sur les ondes.

Sur les écrans de la télévision nationale, c'est un message d'information sur les perturbations des programmes liées à la grève qui a tourné en boucle. Pour le directeur Yacouba Bonkoungou, il fallait assurer la continuité de l'antenne. « On essaie de maintenir l’antenne. Il y a une perturbation des programmes. Pour le moment, on s’est résolu à diffuser de la musique », commente-t-il.

Les employés des médias publics et du service d'information du gouvernement se sont rassemblés à la Bourse du travail pour observer leur mouvement de grève. Ils exigent une amélioration de leurs conditions de travail. « Quand on voit qu’on se lève le matin, qu’on travaille jusqu’à des heures indues, on voit que les agents risquent beaucoup leur vie. Si on prend l’exemple du coup d’Etat qui a eu lieu récemment, on voit que les agents étaient obligés de se protéger derrière le mur pour éviter les rafales des militaires », rappelle-t-il.

« Ce qu’on demande, c’est que l’Etat améliore nos conditions de travail, nos conditions de vie, en revoyant à la hausse nos rémunérations, c’est-à-dire le salaire et les indemnités », précise cette employée.

Ils dénoncent également « les intimidations et pressions » en tous genres sur les journalistes dans le traitement de l'information. C'est le deuxième mouvement d'humeur après un sit-in organisé jeudi 1er septembre.

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