Un groupe jihadiste lié à l’attentat du Bardo menace à nouveau la Tunisie

Un policier devant le musée du Bardo à Tunis, le 19 mars 2015, le lendemain de l’attentat qui avait causé la mort de 20 personnes.
© REUTERS/Anis Mili

Alors que l’Etat tunisien avait annoncé sa neutralisation, la katiba jihadiste Okba Ibn Nafi', identifiée comme la plus grande menace sécuritaire pour le pays, a renouvelé cette semaine ses menaces contre les autorités tunisiennes. Ce groupe salafiste jihadiste, qui dépend d’Aqmi (al-Qaïda au Maghreb islamique), a signé ses premiers attentats en 2012. Et il était directement impliqué dans l’attaque qui a visé le musée Bardo en 2015.

C’est sur son compte Twitter que la katiba Okba Ibn Nafi' a adressé de nouvelles menaces contre l'Etat tunisien, mais aussi contre les prêcheurs religieux. Il y a quelques jours ce groupe a reconnu être derrière l’attentat qui a tué, le 29 août au mont Sammama, au nord-ouest de la Tunisie, trois soldats tunisiens.

Ces indices confirment le retour de ce groupe, auteur des attentats les plus sanglants de Tunisie, alors que, l’année dernière, les deux émirs du groupe, dont l’Algérien Khaled al-Chayeb, avaient été abattus par les forces de sécurité tunisiennes aidées par un commando américain.

→ A (RE)LIRE : Le tourisme face au défi du terrorisme

Le groupe, qui ne livre plus le nom de son émir, fait un retour menaçant. Son but, affirme-t-il, est de voir disparaître l’Etat tunisien pour installer un émirat islamique au Maghreb.

Les spécialistes attribuent ce retour à plusieurs facteurs : Okba Ibn Nafi’ possède une base arrière dans le désert algérien où il trouve l’appui logistique. Il a aussi profité du retour en masse des jihadistes du groupe EI de la Libye, ce qui a poussé les autorités à s’occuper davantage du sud du pays. De plus, son fief est basé à la frontière algérienne, dans les montagnes lointaines, historiquement difficiles d’accès.

→ A (RE)ECOUTER : Farhat Horchani: la Tunisie doit «s’équiper» et «s’armer» contre le terrorisme

Republier ce contenu

Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.