Prisons surpeuplées au Niger: vers un transfèrement des membres de Boko Haram

Des soldats nigériens patrouillent aux alentours de Bosso, le 25 mai 2015 (photo d'illustration).
© ISSOUF SANOGO / AFP

Au Niger les maisons d’arrêt riment avec la surpopulation carcérale. Il y a davantage de prévenus que de condamnés alors que cela devrait être l’inverse. Et avec l'arrivée massive de plus d'un millier de membres présumés de Boko Haram dans les prisons nigériennes, la situation est préoccupante : il n'y a pas assez de place pour tous.

Les prisons nigériennes sont surpeuplées, c'est de notoriété publique. Construite pour accueillir 350 détenus, la prison de Niamey en compte aujourd’hui plus de 1 000. Et cette surpopulation carcérale a atteint son pic avec l’arrivée des membres présumés de Boko Haram : depuis février 2015 près de 1 200 prévenus suspectés d'appartenir au mouvement jihadiste sont répartis dans quatre établissements pénitenciers.

« Nos établissements pénitenciers - environ quatre d'entre eux- détiennent près de 1 200 détenus présumés Boko Haram, explique à RFI la directrice générale des établissements pénitenciers du Niger, Adamou Bibata. Près de la moitié sont de nationalité nigériane et un transfèrement est en vue vers leur pays d'origine. » « Au niveau des deux pays des dispositions sont déjà prises pour qu’il puisse y avoir un transfèrement de ces détenus », poursuit Adamou Bibata.

Dans les prisons de haute sécurité, où sont détenus les éléments de Boko Haram, le respect des droits de l’homme est, dit-on, de rigueur. Une nouvelle loi sur le terrorisme permet désormais de juger rapidement ces présumés détenus de Boko Haram et ainsi désengorger les prisons. « L’engorgement dont on parle peut être facilement jugé au niveau du tribunal, ce qui va permettre de désengorger de façon drastique, en fait, les détenus au sein des prisons », explique à RFI le procureur de la République du Niger, Samnna Chaïbou.

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