L'ONU pointe la responsabilité de Salva Kiir dans les combats de juillet à Juba

Le président du Soudan du Sud, Salva Kiir, lors d'une conférence de presse le 8 juillet, à Juba.
© Charles Atiki Lomodong / AFP

Selon les Nations unies, le président Salva Kiir est à l’origine des affrontements entre le gouvernement et l’opposition, en juillet, à Juba. Un groupe d’experts de l’ONU estime aussi que les viols collectifs qui ont alors eu lieu étaient « bien coordonnés ». Des centaines de femmes, y compris des étrangères, avaient alors été agressées sexuellement. Le rapport du groupe d'experts doit être présenté au Conseil de sécurité, qui envisage d'adopter de nouvelles sanctions, notamment un embargo sur les armes, contre le Soudan du Sud.

En juillet, des affrontements éclatent à Juba entre les hommes du président Salva Kiir et ceux de l’ex-vice-président Riek Machar. Les accrochages à l'arme lourde sont d'une rare violence. Des centaines de personnes sont tuées, 60 000 autres fuient à l’étranger, surtout en Ouganda.

Des militaires sud-soudanais, selon les experts de l'ONU, s'en prennent aux femmes, y compris aux étrangères. Plusieurs sont violées dans une résidence proche d'une base de l'ONU.

Pour les experts de l’ONU, le degré de violence et le grand nombre de soldats impliqués est tel que cette attaque, écrivent-ils, « a été bien coordonnée ». Elle ne peut donc pas, pensent-ils, être considérée comme un acte de violence « opportuniste ».

L'ampleur des hostilités, le recours à des hélicoptères et à des blindés, pousse les experts de l’ONU à penser que les combats « ont été dirigés au plus haut niveau des structures de commandement de la SPLA [ndlr : L’Armée populaire de libération du Soudan] ».

Seulement deux hommes, notent les experts, ont l'autorité pour déployer des hélicoptères de combat : le président Kiir et son chef d'état-major.

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