Afrique du Sud: le président Zuma rembourse à l’Etat un demi-million d’euros

Vue de la résidence secondaire du président sud-africain Jacob Zuma à NKandla.
© REUTERS/Rogan Ward/Files

En Afrique du Sud, le président Jacob Zuma s’est vu contraint de rembourser une partie de l’argent public, utilisé pour rénover sa résidence privée, Nkandla. La présidence a confirmé ce lundi 12 septembre que le chef de l’Etat avait bel et bien remboursé près d’un demi-million d’euros comme le lui avait ordonné la plus haute cour du pays. Il s’agit d’un des scandales qui entachent son mandat.

Le président Zuma s’est finalement plié à la justice et a remboursé près d’un demi-million d’euros à l’Etat. Il s’agit d’une petite partie de l’argent public utilisée pour rénover sa résidence privée et que la Cour constitutionnelle lui a ordonné de rembourser.

A l’origine de la procédure se trouve la médiatrice de la République qui avait conclu que le président avait indûment bénéficié de travaux en se faisant construire une piscine ou encore un amphithéâtre aux frais du contribuable.

Elle a notamment recommandé que le chef de l’Etat paye un pourcentage raisonnable des coûts, mais ce n’est qu’à l’issue d’une bataille judiciaire que le président s’y est plié. Selon la présidence, près de 500 000 euros ont été versés, via un prêt bancaire. Cependant, l’opposition demande désormais des preuves.

« Nous demandons que le président apporte la preuve au Parlement qu'il a contracté un prêt pour rembourser cet argent car, dans le passé, le président s'est souvent reposé sur un cercle de fidèles pour rembourser des dettes qu'il avait », a déclaré, à RFI, Mabine Seabe, porte-parole de l'Alliance démocratique.

Lundi soir, plusieurs analystes financiers émettent des doutes sur le prêt en question. Comment une personne de 74 ans peut-elle obtenir un prêt, sur 20 ans, en remboursant, chaque mois, plus de la moitié de son salaire ?

D’ores et déjà, l’affaire Nkandla, du nom de la luxueuse résidence, aura sérieusement entaché le mandat du président et contribué à l’échec cinglant de son parti, l’ANC, lors des élections locales, le mois d’août dernier.

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